5 choses que tout journaliste devrait comprendre à propos de Facebook

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Par Melanie Coulson, journaliste spécialiste en éducation. Traduction d’un article paru sur son blogue MediaMel.com

Je ne nie pas que Twitter puisse avoir un petit côté sexy. Il y a même quelque chose de très charmant dans ces 140 caractères. Sans doute est-ce le challenge que représente le fait de devoir, en un éclair de temps, faire étalage de son esprit et de son intelligence.

J’aime Twitter, ne vous y méprenez pas!

Je suis cependant toujours intriguée par le fait que lorsque je parle réseaux sociaux avec des gens – journalistes, politiciens, professionnels des relations publiques, ils pensent immédiatement et avant tout à Twitter. Pour en arriver à un tel résultat, il n’y a pas de doute, Twitter doit forcément être investi par les gens qui fabriquent les tendances.

Dans une conférence à l’Université de Boston, le journaliste du New-York Times David Carr a récemment déclaré: «être big  sur Twitter, c’est comme être big au Japon. Ça ne vous dit rien sur la réalité de votre popularité et de votre ascension.»

Twitter, c’est en fait aussi agréable que de flirter. Mais le véritable joueur reste Facebook. Principalement parce que la grande majorité des internautes se trouve sur Facebook. Croyez-moi, vous pouvez même rejoindre ma mère sur Facebook, alors qu’elle n’a pas encore adopté Twitter.

Et pourtant, à chaque fois que je demande à quelqu’un quelle est sa stratégie sur Facebook, il me répond qu’il la cherche encore…

Facebook n’a pourtant rien d’un nouveau né. Je demeure cependant certaine que nous ne lui accordons pas tout le respect qu’il mérite. Voici pourquoi vous ne devriez, ou ne pouvez pas, ignorer Facebook lorsqu’il s’agit de vous connecter à votre audience. Et ce que vous devez en savoir.

1. Il faut pêcher là où sont les poissons. Facebook compte plus d’un milliard d’utilisateurs actifs. Une très grande proportion de Canadiens sont sur Facebook. En fait, 18 millions d’internautes, sur les 28 millions de Canadiens connectés à internet, sont sur Facebook, soit 63,54% d’entre eux, d’après les chiffres Internet World Stats.

2. Connaitre son audience. Si l’on se penche sur les données démographiques liées à Facebook, on se rend compte que récemment, la plus forte croissance est à chercher parmi la tranche d’âge des 45-54 ans. Mais la grande majorité des utilisateurs de Facebook sont cependant beaucoup plus jeunes, 25% du total des facebookiens canadiens ont en effet entre 25 et 34 ans et 24% entre 18 et 24 ans, d’après des statistiques datant de mai 2012. En outre 54% des utilisateurs canadiens de Facebook sont des femmes, contre 46% d’hommes.

3. Être liké n’est pas la seule forme d’engagement. C’est important d’avoir autant de pages likées que possible car ça étend les possibilités d’atteindre d’autres publics. Mais le nombre de fans que vous avez ne représente cependant pas la donnée la plus pertinente pour juger de votre popularité car il ne s’agit là que de gens qui se sont abonnés. De la même manière qu’il est difficile de juger de l’efficacité de la distribution massive de flyers.

L’engagement (likes, partages, commentaires) est un meilleur outil de mesure, car pour chacune de ces actions, il y a des chances que le post soit republié de manière exponentielle. Il est donc primordial de se constituer un groupe solide de fans actifs et engagés, qui va réagir et poser une action à chaque fois que vous allez poster. Facebook vous permet d’ailleurs de mesurer le taux d’engagement pour chacune de vos publications, vous révélant le nombre de personnes ayant liké, commenté et/ou partagé chacun de vos posts, après les avoir vu.

4. Rester attentif au format et à ce que vous avez à dire. Il est important de tenir compte de l’infrastructure de Facebook pour inviter les utilisateurs à liker et partager vos posts. Les questions fonctionnent bien sur Facebook car elles poussent les gens à commenter. Les histoires légères marchent particulièrement bien également car elles sont plus faciles à liker.

5. Une photo vaut mieux que 1000 mots. Chaque histoire publiée doit avoir une photo car les images augmentent la visibilité de votre statut sur les murs de vos abonnés. Pour booster encore en peu plus votre histoire, chargez vous-même votre photo sur votre page Facebook. Car si vous laissez Facebook s’en charger en allant en chercher une dans le lien que vous partagez, elle sera plus petite.

La semaine prochaine, Melanie Coulson se penche sur Twitter.

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Editeur: Chris Waddell (École de journalisme de l'Université Carleton), salle 4302C, Bâtiment River, 1125 chemin Colonel, Ottawa, Ontario K1S 5B6. 613.520.2600, poste 8495 publisher@j-source.ca

Rédactrice-en-chef: Hélène Roulot-Ganzmann (Fondation de l'Université Laval), info@projetj.ca