Entrepreneurs les journalistes?
ShareThisCertaines universités américaines souhaitent intégrer une forme plus entrepreneuriale du journalisme dans leur cursus.
Des enseignants semblent en effet déterminés à résoudre une question morale : comment former de futurs journalistes alors que les entreprises de presse menacent de s'effondrer, partout aux États-Unis? Il suffit peut-être, tout simplement, de repenser la profession et ses liens commerciaux.
Des universités, comme celle de Stanford à New York, ont d'ailleurs choisi de prendre les devants, subtilement, en créant des liens entre les programmes de journalisme numérique, de marketing et de développement web. À San Francisco, l'Université Berkerey espère lancer, en 2010, un projet pour permettre à ses étudiants de vivre une expérience quasi quotidienne d'information, sur le web, avec le concours de la radio.
Le journaliste Eric Scherer, d'AFP Media Watch, avance qu'il faut peut-être indiquer aux aspirants qu'ils doivent renoncer à leurs rêves d'éditorialistes de grands quotidiens et songer plutôt à créer leur propre média.
Cette réflexion, dans les cercles académiques, vient rejoindre les préoccupations de nombre de journalistes indépendants qui sont leur propre patron et qui transigent comme travailleurs autonomes, auprès de clients, comme fournisseurs de contenu. Concrètement et fiscalement, les pigistes sont des entrepreneurs d'entreprise de petite taille.
Le concept suscite toutefois des préoccupations éthiques liées au développement du lien entre la profession et l'entrepreneuriat. L'idée n'est donc pas tant de verser dans une capitalisation du métier, ou de travestir la nature du travail, mais plutôt de miser sur une nouvelle conception des relations entre le journaliste et les entreprises de presse.
Force est de constater par ailleurs que la mouvance du métier tend dans cette direction, c'est-à-dire vers le développement d'une indépendance des travailleurs par rapport à l'entreprise de presse. Les journalistes qui sauront s'ajuster à la demande et qui compteront sur des atouts variés, en combinant les plates-formes, en sortiront gagnants.
Des enseignants semblent en effet déterminés à résoudre une question morale : comment former de futurs journalistes alors que les entreprises de presse menacent de s'effondrer, partout aux États-Unis? Il suffit peut-être, tout simplement, de repenser la profession et ses liens commerciaux.
Des universités, comme celle de Stanford à New York, ont d'ailleurs choisi de prendre les devants, subtilement, en créant des liens entre les programmes de journalisme numérique, de marketing et de développement web. À San Francisco, l'Université Berkerey espère lancer, en 2010, un projet pour permettre à ses étudiants de vivre une expérience quasi quotidienne d'information, sur le web, avec le concours de la radio.
Le journaliste Eric Scherer, d'AFP Media Watch, avance qu'il faut peut-être indiquer aux aspirants qu'ils doivent renoncer à leurs rêves d'éditorialistes de grands quotidiens et songer plutôt à créer leur propre média.
Cette réflexion, dans les cercles académiques, vient rejoindre les préoccupations de nombre de journalistes indépendants qui sont leur propre patron et qui transigent comme travailleurs autonomes, auprès de clients, comme fournisseurs de contenu. Concrètement et fiscalement, les pigistes sont des entrepreneurs d'entreprise de petite taille.
Le concept suscite toutefois des préoccupations éthiques liées au développement du lien entre la profession et l'entrepreneuriat. L'idée n'est donc pas tant de verser dans une capitalisation du métier, ou de travestir la nature du travail, mais plutôt de miser sur une nouvelle conception des relations entre le journaliste et les entreprises de presse.
Force est de constater par ailleurs que la mouvance du métier tend dans cette direction, c'est-à-dire vers le développement d'une indépendance des travailleurs par rapport à l'entreprise de presse. Les journalistes qui sauront s'ajuster à la demande et qui compteront sur des atouts variés, en combinant les plates-formes, en sortiront gagnants.
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann


Commentaires