Le CRTC pense revoir les normes de la radiodiffusion
Ingérence politique
Des questions qui se posent aussi dans les couloirs du parlement à Ottawa. Les partis d'opposition s'inquiètent en effet que le gouvernement Harper tente de resserrer le contrôle politique sur le CRTC et l'ensemble de l'industrie des télécommunications. Ce, depuis que le chroniqueur du Globe and Mail, Lawrence Martin, a révélé en août dernier que Stephen Harper tentait de placer un pion à la tête du Conseil pour favoriser l'émergence du réseau d'information en continu de Quebecor-Sun Media, Sun TV News.
Ces révélations ont rebondi hier aux communes, alors que plusieurs députés ont dénoncé la nomination vendredi d'un ancien président de l'ADQ, Tom Pentefountas, au poste de vice-président du CRTC. Pour le NPD, celui qui succèdera à Michel Arpin à partir d'avril prochain n'a pas les compétences pour un tel poste. «Tout ce qu'il a, c'est une carte d'affaires qui dit qu'il est un bon ami du directeur des communications du premier ministre, Dimitri Soudas. Cette nomination sent mauvais», a affirmé le député néo-démocrate Charlie Angus pendant la période de questions.
Tom Pentefoundas est en effet loin d'avoir un parcours similaire aux précédents vice-présidents du CRTC. Par exemple, Michel Arpin, dont le mandat a pris fin le 31 août dernier, avait été cadre à Radiomutuel et Astral. Pour sa part, Andrée Wylie était une avocate spécialisée en droit des télécommunications et avait siégé plusieurs années au Conseil avant sa nomination. Mais pour le gouvernement, loin d'être un handicape, le profil du nouveau venu est un atout. Son inexpérience serait un gage de neutralité pour le CRTC, a déclaré en chambre le ministre du Patrimoine, James Moore.
Voir aussi:
Stephen Harper voudrait placer un pion à la tête du CRTC
Quatre questions à Michel Arpin, ex-VP du CRTC
What's up with the CRTC and the PMO? (J-Source)
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