Le président du Conseil de presse démissionne

ShareThisAu terme d'une journée de discussions difficiles, le président du Conseil de Presse, Raymond Corriveau a donné sa démission et claqué la porte de l'organisme.

Cette décision émane, selon lui, d'une rupture du lien de confiance entre les membres du public et les représentants des médias, comme l'explique Paul Cauchon dans Le Devoir.

Vendredi, dans les locaux de Radio-Canada à Montréal, une importante réunion tripartite des membres du Conseil de presse discutait de ses orientations futures. La crise qui secoue le tribunal d'honneur est profonde. 

Une entrevue avec Marc-François Bernier, de la Chaire en recherche sur l'éthique du journalisme est disponible sur RadioJ.

Commentaires

Les entreprises de presse ont saboté le conseil de presse. C'est une démonstration claire de leur mauvaise foi envers un journalisme socialement responsable. Les médias doivent rendre des comptes à la population qu'elle sert. Sans un conseil de presse durablement efficace, le gouvernement doit faire adopter une loi pour qu'un organisme veille au respect d'une déontologie journalistique. Toute la profession du journalisme et la confiance du public envers les médias sont remises en question par le sabotage du conseil de presse du Québec par TVA, TQS, Corus et Astral, etc. Le gouvernement doit intervenir pour éviter qu'un bris de confiance entre les médias et ses publics. Il en va de la viabilité de la démocratie. (G. Sirois)

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.

Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani