Le Prix Lizette-Gervais récompense la relève

ShareThis

Pour la 25e année consécutive, le Prix Lizette-Gervais a salué vendredi la relève journalistique en radio et en télévision. Attribué à des finissants des programmes universitaires de journalisme et de communication, ce prix récompense chaque année deux reportages à caractère social ou humaniste produit pour la radio ou la télévision.

Maïka Sondargée, issue du Baccalauréat en journalisme et communication de l'Université du Québec à Montréal, s'est méritée les honneurs dans la catégorie radio pour un reportage sur la polygamie en Afrique. Elle a remporté un stage rémunéré de quatre semaines à la Première chaîne de Radio-Canada, ainsi qu'une bourse de 1500 dollars.

Dans la même catégorie, le jury a également décerné une mention honorable à Sopie Dubé, finissante au Certificat en journalisme à l'Université Laval, pour un reportage sur les traumatisés cranio-cérébraux.

En télévision, le jury a choisi de récompenser un «regard neuf sur un sujet si souvent traité». Geneviève Garon, également diplômée du Baccalauréat en journalisme et communication de l'Université du Québec à Montréal, a ainsi été primée pour un reportage portant sur l'euthanasie. Elle a, elle aussi, remporté une bourse de 1500$ et un stage rémunéré de quatre semaines à TVA. Ce prix ne s'appliquait cependant pas à ses deux coéquipières.

L'année prochaine, un troisième prix Lizette-Gervais sera attribué. L'organisation récompensera pour la première fois une production en web-journalisme. Cette catégorie sera parrainée par La Presse qui recevra le lauréat en stage à l'été 2012. Vice-président à l'information et éditeur adjoint de La Presse, Éric Trottier s'est dit ravi de s'associer à cette nouvelle catégorie et espère qu'elle motivera les étudiants à innover sur le Web et permettra à Cyberpresse de dénicher une «perle rare».

Présente à la remise des prix, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, l'ancienne journaliste, Christine Saint-Pierre, a salué le travail des lauréats et leur intérêt pour ce qu'elle considère encore comme étant «le plus beau métier au monde». Elle a cependant souhaité les conscientiser sur les difficultés que vit la profession: «C'est un métier qui est en détresse», a souligné la ministre en annonçant qu'elle donnerait suite dans quelques semaines au Rapport Payette.

 

Voir aussi:

Le rapport Payette appelle une aide publique à l'information

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.

Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani

   

source