Lettres - Triste journalisme
ShareThis
Arthur Lacomme, Le Devoir |
Certains voient dans le geste du journaliste Muntazer al-Zaidi celui d'un héros. Plutôt que d'ergoter sur le lancer, parlons du lanceur. Quelle image cela donne-t-il de la profession?
Certains voient dans le geste du journaliste Muntazer al-Zaidi celui d'un héros. Plutôt que d'ergoter sur le lancer, parlons du lanceur. Quelle image cela donne-t-il de la profession?
L'un des principes de base du journalisme est la neutralité. Le
journaliste est un témoin qui rapporte les faits. Celui qui prend
position lors d'une conférence de presse, quelles que soient les
raisons, s'écarte de sa fonction. On aurait donc pu s'attendre à ce
qu'il contienne ses émotions. Les images ont beau avoir fait le tour du
monde, je doute que ce geste soit bénéfique pour la profession.
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann

