Wikileaks: source ou partenaire

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Le New York Times a remporté le prix Payne d'éthique journalistique (Payne Awards for Ethics in Journalism) pour sa couverture des révélations de Wikileaks en 2010. Le jury a salué le fait que le journal ait traité le porte-parole de Wikileaks, Julian Assange, comme une source plutôt qu'un associé, ait consulté le gouvernement américain avant la publication et expliqué sa démarche au public.

Le quotidien américain a commencé à traiter directement avec Julian Assange en juillet 2010 au moment où Wikileaks s'apprêtait à rendre publics 91 000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan. Expérience qu'il a renouvelée en octobre avec des révélations sur la torture en Irak.

Tout au long du processus, le New York Times a eu une attitude extrêmement prudente. «Dans certains cas, des vies étaient en jeu. Le Times a pris le temps de faire un travail magnifique. Cela aurait été très facile, considérant ce qui était déjà publié en ligne à ce moment-là, de prendre des raccourcis, mais le Times a pris des décisions réfléchies, soigneusement calculées en s'interrogeant sur chaque ligne qu'il a publié», souligne le jury. Le journal a ainsi servi l'intérêt public en plus de rendre un grand service aux journalistes, estime-t-il.

L'attitude critique du New York Times ne lui a cependant pas valu que des louanges. En novembre, Wikileaks a en effet refusé de lui fournir les documents relatifs à l'opération «Cablegate» consistant à rendre publics des télégrammes diplomatiques. Il a donc dû les obtenir en passant par le Guardian. Depuis, le quotidien envisage de créer un Wikileaks interne pour encourager les sources à se confier directement à lui.

 

Voir aussi:

Wikileaks: signe du déclin des médias?

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.

Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani

   

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