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Éthique et déontologie
nov. 20, 2007
Acadie.net |
L'éminent journaliste Jean-Claude Leclerc, chroniqueur au Devoir, prononcera une conférence publique portant sur l'indépendance et l'éthique professionnelles des médias, le mercredi 28 novembre à midi dans le local A-214 du pavillon des Arts de l'Université de Moncton.
Plusieurs médias ont adopté des déclarations précisant leurs droits et obligations en matière de journalisme. Avec les changements structurels qui surviennent dans cette industrie toute- fois, le respect de ces engagements est devenu problématique. Divertissement, influence publicitaire, autopromotion entrent en conflit avec le droit du public à l'information.
L'éminent journaliste Jean-Claude Leclerc, chroniqueur au Devoir, prononcera une conférence publique portant sur l'indépendance et l'éthique professionnelles des médias, le mercredi 28 novembre à midi dans le local A-214 du pavillon des Arts de l'Université de Moncton.
Plusieurs médias ont adopté des déclarations précisant leurs droits et obligations en matière de journalisme. Avec les changements structurels qui surviennent dans cette industrie toute- fois, le respect de ces engagements est devenu problématique. Divertissement, influence publicitaire, autopromotion entrent en conflit avec le droit du public à l'information.
nov. 14, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Paul Journet, La Presse |
Parmi les parents qui critiquaient avant-hier la réaction de l'école Horizon-Soleil, qui a tardé à informer les parents qu'une bagarre s'était soldée par la mort d'un élève de 12 ans, une mère était dans une situation particulière: Karine Champagne, journaliste à la barre de LCN le matin.
Les enfants de Karine Champagne et de son conjoint fréquentent cette école. Ce lundi-là, elle ne travaillait pas. Quand elle a appris qu'un garçon cardiaque de 12 ans était mort après avoir reçu des coups de poing d'une fille de 11 ans, elle s'est rendue sur place.
Elle a critiqué l'école, qui aurait, selon elle, trop attendu avant de signaler le drame aux enfants et à leurs parents.
Au bulletin de 18 h de TVA, elle était interviewée en tant que mère-témoin. Elle déplorait avec émotion: «De quelle façon vous allez leur apprendre cette information-là, et quels sont les outils que vous me donnez à moi?» Ni son nom ni son titre de journaliste n'étaient mentionnés.
Elle a donné des témoignages similaires, notamment sur les ondes de CTV et CBC.
Le lendemain matin, elle remplaçait Ève-Marie Lortie à l'émission Salut bonjour. Karine Champagne y parlait de la tragédie, cette fois à titre de journaliste.
Parmi les parents qui critiquaient avant-hier la réaction de l'école Horizon-Soleil, qui a tardé à informer les parents qu'une bagarre s'était soldée par la mort d'un élève de 12 ans, une mère était dans une situation particulière: Karine Champagne, journaliste à la barre de LCN le matin.
Les enfants de Karine Champagne et de son conjoint fréquentent cette école. Ce lundi-là, elle ne travaillait pas. Quand elle a appris qu'un garçon cardiaque de 12 ans était mort après avoir reçu des coups de poing d'une fille de 11 ans, elle s'est rendue sur place.
Elle a critiqué l'école, qui aurait, selon elle, trop attendu avant de signaler le drame aux enfants et à leurs parents.
Au bulletin de 18 h de TVA, elle était interviewée en tant que mère-témoin. Elle déplorait avec émotion: «De quelle façon vous allez leur apprendre cette information-là, et quels sont les outils que vous me donnez à moi?» Ni son nom ni son titre de journaliste n'étaient mentionnés.
Elle a donné des témoignages similaires, notamment sur les ondes de CTV et CBC.
Le lendemain matin, elle remplaçait Ève-Marie Lortie à l'émission Salut bonjour. Karine Champagne y parlait de la tragédie, cette fois à titre de journaliste.
nov. 04, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Marc-François Bernier, Université d'Ottawa
2007 IAMCR Conference, Paris
En 2005, réagissant à des cas de harcèlement médiatique de certains justiciables très connus du public, le Juge en chef du Québec a imposé des restrictions aux représentants des médias d’information oeuvrant à l’intérieur des palais de justice. Jusqu’alors, les journalistes et les caméramans pouvaient y circuler comme bon leur semblait, s’agglutiner autour des justiciables ou de leurs procureurs, ou encore se livrer à des cavalcades dans les corridors pour obtenir des images de ceux qui cherchaient à leur échapper au sortir des salles d’audience. Les nouvelles règles imposées par le Juge en chef ont pour effet de limiter à des aires précises la prise d’images et la réalisation d’entrevues. Il est devenu impossible pour les médias de harceler les justiciables,
les officiers de justice et tout citoyen à l’intérieur des palais de justice. Les représentants des médias doivent maintenant réaliser leurs entrevues à des endroits précis plutôt que d’extorquer des commentaires et des images contre la volonté des justiciables. Les nouvelles règles ne s’appliquent pas à l’extérieur des palais de justice.
Plaidant qu’elles contrevenaient à la liberté de presse protégée par les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés de la personne, les entreprises de presse ont contesté ces règles devant les tribunaux civils du Québec, en faisant valoir notamment que les médias étaient en mesure de s’autoréguler pour éviter de futurs débordements.
Dans la présente contribution, nous allons soutenir que les nouvelles règles qui limitent la mobilité des médias constituent une forme de corégulation qui n’attaque nullement la liberté de presse - les procès demeurant publics et accessibles aux journalistes et les entrevues avec les justiciables pouvant être réalisées dans d’autres lieux - tout en protégeant des citoyens se trouvant en situation de vulnérabilité. De même, nous soutenons que les mesures sont compatibles avec les principes éthiques et les normes déontologiques que les journalistes se sont librement donnés en matière d’équité.
Il faudra notamment définir, caractériser et distinguer les concepts d’autorégulation et de
corégulation, et rappeler que l’autorégulation ne coïncide pas ou ne permet pas nécessairement une réelle autodiscipline de la part des journalistes. Par ailleurs, à l’aide du cas du Québec, nous montrerons que les tribunaux civils, quand ils font reposer leurs décisions sur les règles de l’art élaborées et reconnues par les journalistes, peuvent suppléer aux limites de l’autorégulation.
2007 IAMCR Conference, Paris
En 2005, réagissant à des cas de harcèlement médiatique de certains justiciables très connus du public, le Juge en chef du Québec a imposé des restrictions aux représentants des médias d’information oeuvrant à l’intérieur des palais de justice. Jusqu’alors, les journalistes et les caméramans pouvaient y circuler comme bon leur semblait, s’agglutiner autour des justiciables ou de leurs procureurs, ou encore se livrer à des cavalcades dans les corridors pour obtenir des images de ceux qui cherchaient à leur échapper au sortir des salles d’audience. Les nouvelles règles imposées par le Juge en chef ont pour effet de limiter à des aires précises la prise d’images et la réalisation d’entrevues. Il est devenu impossible pour les médias de harceler les justiciables,
les officiers de justice et tout citoyen à l’intérieur des palais de justice. Les représentants des médias doivent maintenant réaliser leurs entrevues à des endroits précis plutôt que d’extorquer des commentaires et des images contre la volonté des justiciables. Les nouvelles règles ne s’appliquent pas à l’extérieur des palais de justice.
Plaidant qu’elles contrevenaient à la liberté de presse protégée par les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés de la personne, les entreprises de presse ont contesté ces règles devant les tribunaux civils du Québec, en faisant valoir notamment que les médias étaient en mesure de s’autoréguler pour éviter de futurs débordements.
Dans la présente contribution, nous allons soutenir que les nouvelles règles qui limitent la mobilité des médias constituent une forme de corégulation qui n’attaque nullement la liberté de presse - les procès demeurant publics et accessibles aux journalistes et les entrevues avec les justiciables pouvant être réalisées dans d’autres lieux - tout en protégeant des citoyens se trouvant en situation de vulnérabilité. De même, nous soutenons que les mesures sont compatibles avec les principes éthiques et les normes déontologiques que les journalistes se sont librement donnés en matière d’équité.
Il faudra notamment définir, caractériser et distinguer les concepts d’autorégulation et de
corégulation, et rappeler que l’autorégulation ne coïncide pas ou ne permet pas nécessairement une réelle autodiscipline de la part des journalistes. Par ailleurs, à l’aide du cas du Québec, nous montrerons que les tribunaux civils, quand ils font reposer leurs décisions sur les règles de l’art élaborées et reconnues par les journalistes, peuvent suppléer aux limites de l’autorégulation.
nov. 04, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Albert Cohen, C.G.A., Toronto
Lors des audiences de la Commission sur les accommodements raisonnables, divers intervenants ont exprimé leur frustration d'être obligés de consommer des produits marqués «casher», et ainsi devoir payer un prix qui inclut les frais de vérification pour que le produit soit ainsi qualifié et béni par un Rabbin.
Avant de commenter sur un sujet, il faut absolument connaître ce dont on parle. Voici donc brièvement ce qu'est un produit «casher» : les viandes et les volailles, pour être considérées «casher», doivent être abattus, vérifiés et préparés pour la consommation suivant des règlements très strictes. Certaines viandes, volailles, poissons et fruits de mer ne sont pas considérées «casher». Il est aussi interdit de consommer ensemble des viandes avec des produits laitiers.
Les produits désignés «casher» qui ont été mentionnés par les intervenants sont des produits de consommation générale, fabriqués par des compagnies multinationales et disponibles à l'échelle nationale, comme des gâteaux, céréales, yaourts, fromages, condiments, mayonnaise, huiles, etc. qui ne contiennent ni viandes, ni graisses ni huiles animales.
Naturellement, les frais de vérification «casher» sont inclus dans le prix et sont payés par les consommateurs qui achètent ces produits, de la même façon que tous les autres frais de marketing, publicité et mise en marché. Les fabricants de ces produits n'ont pas été obligés d'avoir leurs produits désignés comme «casher», s'ils l'ont fait, c'est sans aucun doute, pour une question de rentabilité pour eux. Les consommateurs sont libres de questionner le fabricant au sujet de la désignation «casher».
Il est important que le public comprenne que ce n'est pas une bénédiction du Rabbin qui rend un produit «casher», mais uniquement leurs ingrédients. Donc, si quelqu'un consomme un produit «casher» (ex. céréales, gâteaux, etc.), il peut être assuré que ce produit n'a reçu aucune bénédiction d'un Rabbin, ni de quiconque.
Monsieur Bouchard a questionné l'intervenant le 29 octobre, en lui demandant ses sources d'information concernant ses allégations, et ensuite monsieur Bouchard a affirmé que ces déclarations ne sont pas fondées et qu'elles constituent des propos anti-sémites. Serait-il possible, que les commissaires de la Commission ou les experts de Radio Canada, ainsi que les médias en général, informent le public lorsque certains propos démontrent une méconnaissance de certaines pratiques religieuses ou autres étrangères à leur culture?
Nous ne pouvons pas blâmer les intervenants qui font des déclarations fausses ou douteuses fondées sur des informations erronnées qui ont été diffusées par une chaîne de TV ainsi que plusieurs postes de radio. Ces médias s'en sont donné à coeur joie en diffusant pareilles allégations mensongères et malicieuses.
Les médias se doivent de corriger cette situation.
Lors des audiences de la Commission sur les accommodements raisonnables, divers intervenants ont exprimé leur frustration d'être obligés de consommer des produits marqués «casher», et ainsi devoir payer un prix qui inclut les frais de vérification pour que le produit soit ainsi qualifié et béni par un Rabbin.
Avant de commenter sur un sujet, il faut absolument connaître ce dont on parle. Voici donc brièvement ce qu'est un produit «casher» : les viandes et les volailles, pour être considérées «casher», doivent être abattus, vérifiés et préparés pour la consommation suivant des règlements très strictes. Certaines viandes, volailles, poissons et fruits de mer ne sont pas considérées «casher». Il est aussi interdit de consommer ensemble des viandes avec des produits laitiers.
Les produits désignés «casher» qui ont été mentionnés par les intervenants sont des produits de consommation générale, fabriqués par des compagnies multinationales et disponibles à l'échelle nationale, comme des gâteaux, céréales, yaourts, fromages, condiments, mayonnaise, huiles, etc. qui ne contiennent ni viandes, ni graisses ni huiles animales.
Naturellement, les frais de vérification «casher» sont inclus dans le prix et sont payés par les consommateurs qui achètent ces produits, de la même façon que tous les autres frais de marketing, publicité et mise en marché. Les fabricants de ces produits n'ont pas été obligés d'avoir leurs produits désignés comme «casher», s'ils l'ont fait, c'est sans aucun doute, pour une question de rentabilité pour eux. Les consommateurs sont libres de questionner le fabricant au sujet de la désignation «casher».
Il est important que le public comprenne que ce n'est pas une bénédiction du Rabbin qui rend un produit «casher», mais uniquement leurs ingrédients. Donc, si quelqu'un consomme un produit «casher» (ex. céréales, gâteaux, etc.), il peut être assuré que ce produit n'a reçu aucune bénédiction d'un Rabbin, ni de quiconque.
Monsieur Bouchard a questionné l'intervenant le 29 octobre, en lui demandant ses sources d'information concernant ses allégations, et ensuite monsieur Bouchard a affirmé que ces déclarations ne sont pas fondées et qu'elles constituent des propos anti-sémites. Serait-il possible, que les commissaires de la Commission ou les experts de Radio Canada, ainsi que les médias en général, informent le public lorsque certains propos démontrent une méconnaissance de certaines pratiques religieuses ou autres étrangères à leur culture?
Nous ne pouvons pas blâmer les intervenants qui font des déclarations fausses ou douteuses fondées sur des informations erronnées qui ont été diffusées par une chaîne de TV ainsi que plusieurs postes de radio. Ces médias s'en sont donné à coeur joie en diffusant pareilles allégations mensongères et malicieuses.
Les médias se doivent de corriger cette situation.
oct. 29, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Daniel Paquet, rédacteur en chef, Mediamatinquebec.com |
Encore une fois, une entrevue prévue par un des journalistes du MédiaMatinQuébec a tourné court, après que la toute puissante et omniprésente Quebecor fut intervenue auprès de l’agent de l’artiste pour lui interdire de nous rencontrer.
Cette fois, il s’agissait de Nathalie Simard, véritable icône québécorienne, de laquelle il est impossible de s’approcher pour recueillir ses commentaires ou ses états d’âme si vous ne montrez pas patte blanche. Le journaliste Serge Drouin, qui a rencontré et interviewé Nathalie Simard à des dizaines de reprises depuis les débuts de l’artiste, n’a pu, cette fois, l’approcher. Malheureusement pour lui et pour nos lecteurs, nous sommes en lock-out et nous n’avons plus accès à certains artistes québécoriens.
Encore une fois, une entrevue prévue par un des journalistes du MédiaMatinQuébec a tourné court, après que la toute puissante et omniprésente Quebecor fut intervenue auprès de l’agent de l’artiste pour lui interdire de nous rencontrer.
Cette fois, il s’agissait de Nathalie Simard, véritable icône québécorienne, de laquelle il est impossible de s’approcher pour recueillir ses commentaires ou ses états d’âme si vous ne montrez pas patte blanche. Le journaliste Serge Drouin, qui a rencontré et interviewé Nathalie Simard à des dizaines de reprises depuis les débuts de l’artiste, n’a pu, cette fois, l’approcher. Malheureusement pour lui et pour nos lecteurs, nous sommes en lock-out et nous n’avons plus accès à certains artistes québécoriens.
oct. 13, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Christiane Desjardins, La Presse
Estimant avoir été la cible de propos diffamatoires lors de l'émission L'avocat et le diable du 25 octobre 2006, l'ex-ministre des Finances du Québec, Michel Audet, réclame 100 000$ à Stéphane Gendron et Richard Desmarais, ainsi qu'à TQS.
(...)
«Les animateurs Gendron et Desmarais ont tenu des propos libelleux et diffamatoires à l'endroit du ministre Audet en l'accusant publiquement d'avoir introduit dans les états financiers du gouvernement des concepts frauduleux et en associant ses agissements à ceux ayant donné lieu à des condamnations de certains acteurs dans l'affaire Enron», peut-on lire dans les documents.
Plus loin, M. Audet soumet que les propos des animateurs n'étaient pas à caractère éditorial ou de critique sur un sujet d'intérêt traité correctement, mais tenaient «plutôt d'une parodie grossière», d'un «build-up verbal arrogant, tendancieux et mensonger» pour finalement porter un jugement méprisant sur l'intervention du ministre des Finances.
Estimant avoir été la cible de propos diffamatoires lors de l'émission L'avocat et le diable du 25 octobre 2006, l'ex-ministre des Finances du Québec, Michel Audet, réclame 100 000$ à Stéphane Gendron et Richard Desmarais, ainsi qu'à TQS.
(...)
«Les animateurs Gendron et Desmarais ont tenu des propos libelleux et diffamatoires à l'endroit du ministre Audet en l'accusant publiquement d'avoir introduit dans les états financiers du gouvernement des concepts frauduleux et en associant ses agissements à ceux ayant donné lieu à des condamnations de certains acteurs dans l'affaire Enron», peut-on lire dans les documents.
Plus loin, M. Audet soumet que les propos des animateurs n'étaient pas à caractère éditorial ou de critique sur un sujet d'intérêt traité correctement, mais tenaient «plutôt d'une parodie grossière», d'un «build-up verbal arrogant, tendancieux et mensonger» pour finalement porter un jugement méprisant sur l'intervention du ministre des Finances.
oct. 13, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Jooneed Khan, La Presse
«Pendant la guerre froide, les médias occidentaux ont misé sur le pluralisme et la liberté d'expression pour se démarquer des médias totalitaires des pays de l'Est. C'était bien. Mais depuis que l'Occident a gagné la guerre froide, nos médias s'uniformisent et refusent de plus en plus toute dissidence. Ça, c'est grave», a-t-il déclaré.
«Phil Donahue était l'une des rares voix à remettre en question la poussée vers l'invasion de l'Irak. Il a été viré par MSNBC en 2003. Greg Dyke a été viré par la BBC en 2004 pour avoir accusé le cabinet Blair d'avoir exagéré les arguments en faveur de la guerre. Les grands médias, dont le New York Times, ont admis qu'ils avaient grossi les mensonges officiels. Mais ils continuent de marginaliser la dissidence», déplore Tariq Ali.
(...)
«Nos grands médias font fortune avec les crises et les catastrophes. Fox News a eu jusqu'à sept millions de téléspectateurs grâce à la crise nucléaire avec la Corée du Nord et à la guerre du Liban en 2006. Mais alors que sa cote est tombée à un million, celle de CNN est passée sous le million et celle de MSNBC tourne autour de 500 000», a-t-il noté.
«Nos grands médias sont déphasés par rapport aux préoccupations citoyennes. Otages de leur discours va-t-en-guerre, ils feignent d'ignorer qu'une majorité d'États-Uniens et de Britanniques sont contre la guerre en Irak», a-t-il dit.
«Avec le chaos en Afghanistan et au Pakistan, qui nous coûte de plus en plus cher, les citoyens se tournent vers des médias alternatifs comme Democracy Now, les médias communautaires et l'internet», a affirmé Tariq Ali.
«Pendant la guerre froide, les médias occidentaux ont misé sur le pluralisme et la liberté d'expression pour se démarquer des médias totalitaires des pays de l'Est. C'était bien. Mais depuis que l'Occident a gagné la guerre froide, nos médias s'uniformisent et refusent de plus en plus toute dissidence. Ça, c'est grave», a-t-il déclaré.
«Phil Donahue était l'une des rares voix à remettre en question la poussée vers l'invasion de l'Irak. Il a été viré par MSNBC en 2003. Greg Dyke a été viré par la BBC en 2004 pour avoir accusé le cabinet Blair d'avoir exagéré les arguments en faveur de la guerre. Les grands médias, dont le New York Times, ont admis qu'ils avaient grossi les mensonges officiels. Mais ils continuent de marginaliser la dissidence», déplore Tariq Ali.
(...)
«Nos grands médias font fortune avec les crises et les catastrophes. Fox News a eu jusqu'à sept millions de téléspectateurs grâce à la crise nucléaire avec la Corée du Nord et à la guerre du Liban en 2006. Mais alors que sa cote est tombée à un million, celle de CNN est passée sous le million et celle de MSNBC tourne autour de 500 000», a-t-il noté.
«Nos grands médias sont déphasés par rapport aux préoccupations citoyennes. Otages de leur discours va-t-en-guerre, ils feignent d'ignorer qu'une majorité d'États-Uniens et de Britanniques sont contre la guerre en Irak», a-t-il dit.
«Avec le chaos en Afghanistan et au Pakistan, qui nous coûte de plus en plus cher, les citoyens se tournent vers des médias alternatifs comme Democracy Now, les médias communautaires et l'internet», a affirmé Tariq Ali.
oct. 05, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Jacques Rivet, Université Laval, Le Soleil
L’abondance de commentaires journalistiques de tout style agace et même exaspère la députée démissionnaire de Bourget, Diane Lemieux, selon les confidences qu’elle a livrées à l’émission Tout le monde en parle, le dimanche 30 septembre dernier. De fait, ils sont devenus une loquacité excessive de la communication publique qui a envahi l’espace médiatique au cours des dernières années. Le journalisme québécois cultive à nouveau l’opinion journalistique en étant, cependant, délesté de sa nature explicitement partisane de jadis. Les chroniqueurs ont supplanté les éditorialistes en tant que figures d’autorité de la parole publique. Deux tendances extrêmes délimitent cette loquacité à l’intérieur de laquelle s’insèrent les styles rédactionnels des chroniqueurs: ceux qui révèlent des faits inédits de coulisses et ceux qui parlent avant tout d’eux-mêmes pour se faire admirer, à l’exemple de l’illustre Pierre Foglia.
Gilbert Lavoie, journaliste très expérimenté, est un chroniqueur qui se rapproche davantage de la première tendance que de la seconde. Sa chronique du mardi 2 octobre 2007 intitulée «Le p’tit Coderre», laquelle faisait suite au conseil général de l’ADQ à Victoriaville, la semaine dernière, en est un exemple patent. Lavoie, posté «à l’arrière de la salle» où se tenaient les débats, a observé le comportement du député de Marguerite-D’Youville, Simon-Pierre Diamond, «(diriger) le trafic vers les microphones afin de bloquer les résolutions ».
Gilbert Lavoie livre au public de son journal des faits inédits de paroles et de comportements sur lesquels il fait reposer son interprétation de ce qui s’est passé :«(..) Dans un parti qui se veut plus démocrate que les autres, écrit-il, on aurait dû laisser la chance aux militants de défendre leurs idées.» Puis il pose un geste d’une remarquable équité : il téléphone au député Diamond pour l’informer de l’interprétation qu’il donne à son comportement. Celui-ci, précise Gilbert Lavoie, «a reconnu avoir dirigé cette opération, mais a nié avoir tout bloqué.»
Le chroniqueur n’a pas perdu son sens éthique de la démarche du reporter : présenter les deux côtés d’une question pour une plus grande équité de l’information de presse. Et lorsque la chronique est appuyée sur des faits, particulièrement inédits, pour interpréter la signification sociale et politique des événements, elle se renouvelle elle-même au jour le jour. Et si en plus, elle donne simultanément la parole aux cibles qu’elle vise, elle met en pratique un principe d’équité de la communication publique. On doit donc conclure que, dans la présente chronique, Le p’tit Coderre a été un personnage politique de l’ADQ créé par l’équitable Lavoie.
L’abondance de commentaires journalistiques de tout style agace et même exaspère la députée démissionnaire de Bourget, Diane Lemieux, selon les confidences qu’elle a livrées à l’émission Tout le monde en parle, le dimanche 30 septembre dernier. De fait, ils sont devenus une loquacité excessive de la communication publique qui a envahi l’espace médiatique au cours des dernières années. Le journalisme québécois cultive à nouveau l’opinion journalistique en étant, cependant, délesté de sa nature explicitement partisane de jadis. Les chroniqueurs ont supplanté les éditorialistes en tant que figures d’autorité de la parole publique. Deux tendances extrêmes délimitent cette loquacité à l’intérieur de laquelle s’insèrent les styles rédactionnels des chroniqueurs: ceux qui révèlent des faits inédits de coulisses et ceux qui parlent avant tout d’eux-mêmes pour se faire admirer, à l’exemple de l’illustre Pierre Foglia.
Gilbert Lavoie, journaliste très expérimenté, est un chroniqueur qui se rapproche davantage de la première tendance que de la seconde. Sa chronique du mardi 2 octobre 2007 intitulée «Le p’tit Coderre», laquelle faisait suite au conseil général de l’ADQ à Victoriaville, la semaine dernière, en est un exemple patent. Lavoie, posté «à l’arrière de la salle» où se tenaient les débats, a observé le comportement du député de Marguerite-D’Youville, Simon-Pierre Diamond, «(diriger) le trafic vers les microphones afin de bloquer les résolutions ».
Gilbert Lavoie livre au public de son journal des faits inédits de paroles et de comportements sur lesquels il fait reposer son interprétation de ce qui s’est passé :«(..) Dans un parti qui se veut plus démocrate que les autres, écrit-il, on aurait dû laisser la chance aux militants de défendre leurs idées.» Puis il pose un geste d’une remarquable équité : il téléphone au député Diamond pour l’informer de l’interprétation qu’il donne à son comportement. Celui-ci, précise Gilbert Lavoie, «a reconnu avoir dirigé cette opération, mais a nié avoir tout bloqué.»
Le chroniqueur n’a pas perdu son sens éthique de la démarche du reporter : présenter les deux côtés d’une question pour une plus grande équité de l’information de presse. Et lorsque la chronique est appuyée sur des faits, particulièrement inédits, pour interpréter la signification sociale et politique des événements, elle se renouvelle elle-même au jour le jour. Et si en plus, elle donne simultanément la parole aux cibles qu’elle vise, elle met en pratique un principe d’équité de la communication publique. On doit donc conclure que, dans la présente chronique, Le p’tit Coderre a été un personnage politique de l’ADQ créé par l’équitable Lavoie.
oct. 03, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Noée Murchison
Le Journal de Montréal
03/10/2007
Gilles Duceppe a nié catégoriquement, hier, la nouvelle parue en première page de La Presse annonçant son départ prochain du Bloc québécois, qualifiant l'article de «journalisme de bas étage».
«C'est un tissu de mensonges, je ne sais pas d'où ça peut venir. Ça n'a aucun sens», lance vertement le chef du Bloc québécois.
Le quotidien soutenait dans un article publié à la une, hier, que M. Duceppe aurait confié à des proches et à Pauline Marois, la chef du Parti québécois, son intention de diriger ses troupes une dernière fois lors des prochaines élections fédérales. M. Duceppe nie catégoriquement ces informations.
«C'est complètement faux! Qu'il (le journaliste) révèle ses sources. C'est de l'invention pure et simple», dit rageusement le chef du Bloc, qui a d'abord cru à une blague lorsque sa femme lui a tendu le journal hier matin.
Peu rigoureux
«C'est du journalisme peu rigoureux, de bas étage», dénonce M. Duceppe, qui s'étonne que La Presse ne l'ait pas contacté pour vérifier cette rumeur.
Le Journal de Montréal
03/10/2007
Gilles Duceppe a nié catégoriquement, hier, la nouvelle parue en première page de La Presse annonçant son départ prochain du Bloc québécois, qualifiant l'article de «journalisme de bas étage».
«C'est un tissu de mensonges, je ne sais pas d'où ça peut venir. Ça n'a aucun sens», lance vertement le chef du Bloc québécois.
Le quotidien soutenait dans un article publié à la une, hier, que M. Duceppe aurait confié à des proches et à Pauline Marois, la chef du Parti québécois, son intention de diriger ses troupes une dernière fois lors des prochaines élections fédérales. M. Duceppe nie catégoriquement ces informations.
«C'est complètement faux! Qu'il (le journaliste) révèle ses sources. C'est de l'invention pure et simple», dit rageusement le chef du Bloc, qui a d'abord cru à une blague lorsque sa femme lui a tendu le journal hier matin.
Peu rigoureux
«C'est du journalisme peu rigoureux, de bas étage», dénonce M. Duceppe, qui s'étonne que La Presse ne l'ait pas contacté pour vérifier cette rumeur.
oct. 02, 2007
- Posted by Marc-François
Bernier
Les plaintes concernant l'information à Radio-Canada ont fait un bond de 75% en à peine un an, selon le dernier rapport annuel du Bureau de l'ombudsman de la SRC. Pour la première fois en au moins quatre ans, les ombudsmans anglais (CBC) et français (SRC) de la Société d'État ont reçu un nombre presque égal de plaintes, soit 1782 pour la SRC et 1817 pour la CBC. Sauf que la CBC en reçoit de moins en moins depuis quatre ans, alors que les plaintes envoyées à la SRC ont triplé en trois ans (553 en 2003-2004).
La Direction des Services français de Radio-Canada a dû se prononcer sur 294 sujets différents cette année. En tout, le public s'est plaint à plus de 2000 reprises auprès du Bureau de l'ombudsman en 2006-2007, soit presque 800 plaintes de plus qu'en 2005-2006.
Brigitte McCann, Le Journal de Montréal
Les plaintes concernant l'information à Radio-Canada ont fait un bond de 75% en à peine un an, selon le dernier rapport annuel du Bureau de l'ombudsman de la SRC. Pour la première fois en au moins quatre ans, les ombudsmans anglais (CBC) et français (SRC) de la Société d'État ont reçu un nombre presque égal de plaintes, soit 1782 pour la SRC et 1817 pour la CBC. Sauf que la CBC en reçoit de moins en moins depuis quatre ans, alors que les plaintes envoyées à la SRC ont triplé en trois ans (553 en 2003-2004).
La Direction des Services français de Radio-Canada a dû se prononcer sur 294 sujets différents cette année. En tout, le public s'est plaint à plus de 2000 reprises auprès du Bureau de l'ombudsman en 2006-2007, soit presque 800 plaintes de plus qu'en 2005-2006.

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
| ___________________________ | |||
| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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