Francophonie
Presse et médias - L'atelier destiné à introduire l'enseignement du VIH/SIDA dans les écoles africaines de journalisme et de communication, entamé mardi à Bamako, entend évaluer du traitement de l'information sur le SIDA dans les médias ouest-africains.
Organisé sur l'initiative de l'ONG américaine ACI-OSIWA, cet atelier se situe dans le cadre du suivi de la rencontre tenue à Saly Portuda (Sénégal) avec des responsables de neuf pays africains.
L'ONG s'était alors proposée d'organiser une tournée dans la sous-région pour travailler avec les écoles sur les voies et moyens d'introduire l'enseignement du VIH/SIDA dans leurs programmes à partir des pistes dégagées lors de l'atelier de Saly Portudal auquel avaient pris part le Bénin, le Burkina Faso, le Cap- Vert, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Entre les difficultés pratiques à faire correctement son travail au quotidien et ses propres lacunes (manque de sérieux, clientélisme, légèreté…), le monde de la presse dans notre pays a encore du chemin à faire. En cette journée mondiale de la liberté de liberté de la presse, c’est peut-être le moment de remettre les choses à plat.
Réputé «métier des peines», notre journalisme s’éreinte péniblement à marquer son territoire en tant que profession identifiée et reconnue de par ses spécificités comme de par son «utilité publique» parmi les autres activités de la collectivité nationale.
La Chaire de recherche sur la francophonie canadienne spécialisée en éthique du journalisme résulte de plusieurs années de pratique professionnelle du métier, de travaux de recherche, de publications et d'enseignement.Elle a pour mission de favoriser la recherche scientifique, la réflexion théorique et critique, ainsi que la formation en éthique du journalisme, au bénéfice de la francophonie canadienne, québécoise et internationale. Elle compte également collaborer aux travaux de chercheurs anglophones et hispanophones.
Financée par l'Université d'Ottawa, dans le cadre de son programme de Chaires de recherche sur la francophonie canadienne (CRFC), la Chaire va également profiter de fonds de recherche d'organismes publics ainsi que de dons du secteur privé. Cela lui permettra d'accroître son rayonnement par la diffusion de ses travaux de recherche, la tenue de colloques et conférences publiques, la contribution à la formation de chercheurs et, surtout, la création d'un programme de bourses d'études pour les étudiants inscrits à la maîtrise et aux études doctorales à l'Université d'Ottawa.
Le mandat de Nicolas Sarkozy risque de s’achever sur la disparition des quotidiens nationaux ou de la perte d’indépendance des rares titres qui survivront. Garant du pluralisme de la presse, le président de la République devra, un jour, rendre des comptes si l’expression de la démocratie devait en être affectée. Certes, l’immobilisme des éditeurs l’a quelque peu échaudé dans le passé lorsque ministre du Budget et de la Communication du gouvernement Balladur puis ministre des Finances sous Jean-Pierre Raffarin, il a été tenté de réformer ce secteur.
En 2008, le président de la République ne pourra s’exonérer de ce dossier qui est devenu crucial. La crise de la presse n’est pas loin d’atteindre, en France, son paroxysme. Pas un quotidien n’a été épargné par un plan social. Aucun n’est parvenu à atteindre l’équilibre d’exploitation. Avec un total de 383 559 exemplaires de ventes au numéro en 2007, les ventes cumulées du Figaro, du Monde, de Libération, des Echos et de la Tribune atteignent exactement celles que France Soir réalisaient il y a vingt-cinq ans ! Et ces chiffres sont encore en baisse depuis le 1er janvier 2008. Tirées vers le bas par le développement des journaux gratuits et d’Internet, les recettes publicitaires nettes des quotidiens ne compensent plus, et depuis longtemps, le déclin des ventes. Cette crise n’a pas attendu l’apparition d’Internet pour provoquer la fermeture de Paris Presse, de l’Aurore, du Matin de Paris, du Quotidien de Paris et conduit France Soir à une lente agonie.
Par leur façon de relater l'actualité, les médias peuvent attiser les conflits ou les apaiser. Deux associations suisses organisent des ateliers de sensibilisation des journalistes à la paix et à la réconciliation. Le dernier s'est tenu en Côte d'Ivoire. Paris - L'intersyndicale de la chaîne de télévision francophone TV5 Monde a fait part hier de son inquiétude, dans une lettre ouverte au président français Nicolas Sarkozy, et exige «d'obtenir enfin des garanties sur l'autonomie et des perspectives pour l'avenir» de la chaîne.
Dans cette lettre, l'intersyndicale rappelle que les salariés se sont prononcés à la mi-avril «pour la désignation d'un directeur général francophone compétent et jouissant d'une réelle autonomie par rapport à la holding» de l'audiovisuel extérieur de la France.
Jamel Arfaoui, Magharebia |
L'Union Nationale des Journalistes Tunisiens a organisé vendredi dernier, le 11 avril, une réunion des médias au cours de laquelle a été présenté un manuel de formation et un guide de référence sur les questions liées aux reportages sur les Droits de l'Homme. Ce manuel, qui attendait de pouvoir être publié depuis 2006, n'avait reçu son autorisation de publication que le mois dernier, lorsque le gouvernement avait levé l'interdiction qui frappait de nombreux ouvrages en Tunisie.
À défaut d'être à la tête d'une télé qui diffuse 24 heures sur 24 des programmes consacrés à sa personne, le président Sarkozy a décidé de jeter son dévolu sur un joli petit joujou du nom de TV5, le plus grand partenariat télévisuel au monde.
L'été dernier, le président s'est non seulement mis en tête que TV5 était la télé de l'avenir, mais qu'elle devait subir un sérieux lifting. Comment? En cessant d'être le fourre-tout de la francophonie pour devenir la voix de la France. La voix officielle de la France.
Le Cameroun a été le théâtre, en février dernier, d’émeutes qui ont paralysé le pays faisant une centaine de morts d’après les organisations de défense des droits de l’Homme et une quarantaine de victimes d’après le Ministère de la communication. La cherté des denrées de première nécessité et la révision constitutionnelle proposée par le président Paul Biya ont été à l’origine du mécontentement populaire.Malgré ces manifestations d’opposition, le président a fait adopter, le 10 avril dernier, l'amendement qui donne désormais au chef de l’État la possibilité de se représenter autant de fois qu’il le voudra (l’exercice du pouvoir est actuellement limité à deux septennats). Les partis d’opposition, qui ne comptent que 10% des députés au Cameroun, sont impuissants et estiment qu’il s’agit d’un coup d’État constitutionnel. Dans un tel contexte où l’opposition peine à se faire entendre, le travail des journalistes est essentiel… et périlleux.
Philippe Ridet, journaliste au quotidien français Le Monde et auteur de "Le Président et moi" répond aux questions des internautes. Delphine: Avez-vous le sentiment d'avoir été "instrumentalisé" en permanence par Sarkozy ? Pensez-vous avoir réussi à garder une distance raisonnable ? Philippe Ridet : Je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir été instrumentalisé. Même si j'ai parfois eu l'impression d'être un maillon d'une grande chaîne de communication. Mais j'ai toujours veillé à rendre cmpte le plus précisément possible, quand c'était nécessaire, des dispositifs de communication mis en place par le candidat et par le président. C'est une manière d'avertir les lecteurs des mises en scène produites par l'UMP et par l'Elysée.Francophonie
Qu'en est-il de la pratique journalistique dans les pays de la
Francophonie? L'objectif de cette section est d'élargir le débat sur le
journalisme aux pays d'Europe mais aussi d'Afrique et d'offrir une
tribune aux journalistes francophiles des pays dont la langue
officielle n'est pas nécessairement le Français. Censure d'État,
pluralisme de la presse, convergence des médias, nous invitons les
journalistes d'outre-mer à partager leurs réflexions sur la santé de
l'information.

Voyage
au pays de la canne à sucre burkinabée, Burkina Faso, Afrique. Cette
photo est une gracieuseté de l'agence

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
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| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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