Francophonie
La perquisition au siège parisien du magazine spécialisé Auto Plus et la garde à vue d'un de ses reporters ont suscité hier de vives protestations et relancé le débat sur la protection des sources journalistiques.
L'instruction judiciaire a été ouverte en août 2007 après une plainte contre «X» du constructeur automobile Renault, qui réagissait selon la société à la publication à l'été 2007 de photos et d'informations sur un projet de Twingo censé être commercialisé trois ans plus tard.
La police judiciaire de Versailles a saisi des disques durs d'ordinateurs, des documents, des photos, copié des courriers électroniques lors de la perquisition, qui a duré huit heures et demie mardi au siège de l'hebdomadaire. Après sa garde à vue à la police judiciaire, prolongée hier et qui devrait durer jusqu'à ce matin, le reporter Bruno Thomas, arrêté chez lui mardi peu après 6h du matin, devrait être présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.
Un employé de Renault, qui serait sa source, a été mis en examen la semaine dernière, selon RTL.
Le directeur général de l'APF, Francis Potié, estime que l'élargissement du mandat rend son association plus représentative. Il croit que l'organisme se perçoit maintenant davantage comme un regroupement qui représentante la presse écrite francophone et plus seulement les hebdomadaires. Il ajoute qu'il est avantageux d'avoir plus de poids auprès du gouvernement fédéral, au moment où celui-ci s'apprête à modifier les programmes de subventions postales pour les journaux et les revues.
Michel Abescat, Télérama|
Le monde bouge - Comment sortir de la crise ? Quel avenir pour la profession ? Deux journalistes, une grande figure de la presse écrite et un animateur radio en pleine ascension, confrontent leurs positions.
Un monde sans journalistes, annoncent certains augures, qui voient dans la concurrence de l'Internet et de ses millions de vecteurs d'informations et d'opinions la fin programmée d'une profession actuellement très malmenée. Au plus bas dans l'opinion - les journalistes ne sont pas fiables, disent les sondages, trop liés aux pouvoirs politiques et économiques, trop loin de la réalité quotidienne -, précarisés par la mauvaise santé financière des journaux, bousculés par les mouvements de concentration des entreprises de presse et la montée des gratuits, les journalistes s'interrogent, avec tous ceux qu'intéresse le fonctionnement de la démocratie, sur leurs pratiques et leur avenir.
Deux d'entre eux, parmi les plus emblématiques, Jean-François Kahn, 70 ans, ancien de Paris Presse, de L'Express et du Monde, ancien éditorialiste à Europe 1, fondateur de L'Evénement du jeudi et de Marianne, et Nicolas Demorand, 37 ans, animateur de la tranche matinale de France Culture, puis de France Inter, en débattent ici.
La Presse Canadienne|
La nomination du président de France Télévisions par le chef de
l'État, une mesure décidée par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la réforme de
l'audiovisuel, n'est "pas une avancée", a estimé jeudi sur
France-Info Patrick Poivre d'Arvor. A l'heure de présenter son dernier journal
de 20 h, il s'est dit "triste", avec "beaucoup de
nostalgie", mais "serein" et pas "amer".
Il y a 20 ans, "lorsqu'il a été décidé que cette
nomination (du président de France Télévisions) ne serait plus du ressort du
pouvoir central, j'ai trouvé que c'était une bonne chose", a expliqué
PPDA. Le journaliste trouve "assez insultant" de "laisser
entendre" que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), jusqu'à présent
chargé de nommer le patron de la télévision publique, n'est "qu'un
faux-nez du pouvoir".
NOUVELOBS
Les sénateurs PS ont réclamé mercredi 9 juillet une
commission d'enquête parlementaire sur "l'indépendance des médias".
Ils évoquent les "liens manifestes" entre "certains acteurs
politiques, y compris au plus haut niveau de l'Etat", et les patrons de
presse.
Au nom du groupe PS du Sénat, Jean-Pierre Sueur demande,
selon un communiqué, qu'une commission puisse enquêter "sur les liens
existant entre le pouvoir exécutif et des entreprises gérant des organes de
presses et des services de communication audiovisuelle ainsi que sur leurs
conséquences pour l'indépendance et le pluralisme de la presse et des
médias".
"Il n'est pas de jour où l'on n'apprenne la remise en cause de cette si nécessaire indépendance", justifient les sénateurs d'opposition.
Les médias "hyper locaux" s'attachent à l'information qui n'intéresse pas les médias traditionnels. Ils couvrent l'actualité d'une ville, voire d'un quartier. Leur credo : la proximité et la gratuité des infos. Leur milieu, l'Internet. Du blog participatif à la Web télévision adossée à un titre de presse, ces médias d'un genre nouveau revêtent des formes et des desseins variés.
Katia Kermoal est éditrice, rédactrice et gérante du Daily Neuvième, un quotidien en ligne sur le 9e arrondissement de Paris. Pour elle, le Daily Neuvième, "c'est le croissant du matin". Un quotidien qui crée le lien social et qui raconte aux habitants la vie de leurs quartiers.
Jean-Luc Martin-Lagardette, AgoraVox|
Marie Maurisse, Le Monde |
Après le scandale du "Casse-toi, pauv'con" au
Salon de l'agriculture, le 24 février, Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois au
centre d'un buzz vidéo sur
Dès la mise en ligne de la vidéo lundi soir, les images ont
provoqué
Hier soir (30 juin 2008), Rue89.com publiait sur son site une vidéo « off » de Nicolas Sarkozy juste avant son interview dans le 19/20 de France 3.
Sept minutes avant le direct, les micros du plateau sont déjà ouverts et les caméras enregistrent. On assiste alors à une scène incroyable : le Chef de l'État tutoyant les journalistes ; Paul Nahon, le directeur de l'information de France 3 acceptant de parler d'un sujet suggéré par le président ou encore une prise de bec avec un des techniciens qui ne le salue pas. Interview d'Augustin Scalbert, le journaliste de Rue89.com qui a publié cette séquence.
Il a fallu moins de cinq minutes au Sénat roumain (chambre haute du Parlement) pour voter mercredi - à l’unanimité ! - l’une des lois les plus controversées depuis que la Roumanie a renoué avec la démocratie. Les télévisions et les radios roumaines pourraient être bientôt contraintes de diffuser 50 % d’informations positives. «On parle trop des choses qui ne vont pas, on montre trop le mauvais coté de la vie, il faut équilibrer la balance» , affirme Gheorghe Funar (Parti de la Grande Roumanie, extrême droite) l’un des initiateurs du projet. Selon lui les informations négatives ont un effet irréversible sur «la santé et la vie des gens».
Francophonie
Qu'en est-il de la pratique journalistique dans les pays de la
Francophonie? L'objectif de cette section est d'élargir le débat sur le
journalisme aux pays d'Europe mais aussi d'Afrique et d'offrir une
tribune aux journalistes francophiles des pays dont la langue
officielle n'est pas nécessairement le Français. Censure d'État,
pluralisme de la presse, convergence des médias, nous invitons les
journalistes d'outre-mer à partager leurs réflexions sur la santé de
l'information.

Voyage
au pays de la canne à sucre burkinabée, Burkina Faso, Afrique. Cette
photo est une gracieuseté de l'agence

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani
ProjetJ
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| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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