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Idées
déc. 12, 2008
- Posted by Colette
Brin
Steve Proulx, Voir |
(...) De toute façon, je vous avoue qu'en attendant le papier électronique, je préfère de plus en plus lire La Presse, ou n'importe quel autre journal, sur Internet. C'est juste plus commode.
(...) De toute façon, je vous avoue qu'en attendant le papier électronique, je préfère de plus en plus lire La Presse, ou n'importe quel autre journal, sur Internet. C'est juste plus commode.
déc. 12, 2008
- Posted by Colette
Brin
Steve Proulx, Voir |
Bon, je vais devoir relire mon Guide de déontologie pour voir si je m'y conforme bien...
Bon, je vais devoir relire mon Guide de déontologie pour voir si je m'y conforme bien...
déc. 09, 2008
Journal du Journal |
Voici de quoi pourraient avoir l’air nos textes si l’on s’inclinait —le mot n’est pas trop fort— devant les demandes patronales. Imaginons un fait divers, comme on en fait tant. Invasion de domicile dans le développement Samson Inc.
Dimanche soir vers 20h30, en plein pendant une émission de Star Académie, un couple résidant dans un magnifique lotissement de Rosemère a subi une invasion de domicile. Confortablement assis devant la télé, comme chaque dimanche pour ne pas manquer le rendez-vous hebdomadaire de tous les Québécois, M. et Mme Bélanger ont entendu cogner à leur porte en chêne massif dont sont équipées toutes les demeures du développement Samson Inc.
« Je me suis levée de notre divan de chez Germain Larivière nouvellement acquis pour 25 $ par mois sans intérêt sur 36 mois pour aller répondre », de dire Mme Bélanger.
Voici de quoi pourraient avoir l’air nos textes si l’on s’inclinait —le mot n’est pas trop fort— devant les demandes patronales. Imaginons un fait divers, comme on en fait tant. Invasion de domicile dans le développement Samson Inc.
Dimanche soir vers 20h30, en plein pendant une émission de Star Académie, un couple résidant dans un magnifique lotissement de Rosemère a subi une invasion de domicile. Confortablement assis devant la télé, comme chaque dimanche pour ne pas manquer le rendez-vous hebdomadaire de tous les Québécois, M. et Mme Bélanger ont entendu cogner à leur porte en chêne massif dont sont équipées toutes les demeures du développement Samson Inc.
« Je me suis levée de notre divan de chez Germain Larivière nouvellement acquis pour 25 $ par mois sans intérêt sur 36 mois pour aller répondre », de dire Mme Bélanger.
déc. 09, 2008
Bertrand Tremblay, Le Quotidien |
Le consommateur de l'information aura le dernier mot. C'est lui qui désignera les médias gagnants. Les 600 congressistes de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui compte 2200 membres ont quitté le château Frontenac, hier midi, torturés par cet immense point d'interrogation: quel moyen de communication méritera la faveur du public?
Des spécialistes des États-Unis, de France et du Québec sont venus à ce 40e congrès de la FPJQ, les placer, sans ménagement, devant les inconnus du phénomène Internet. Le système de transmission de l'information et du savoir subit sa plus profonde mutation depuis Gutenberg. À leurs interrogations remplies d'inquiétude, Bruno Rives, expert des technologies, n'a pu leur servir la réponse attendue. Son entreprise, Tebaldo, multiplie les expériences. Avec la magie de l'informatique, elle teste des prototypes comme ce calepin électronique, autre forme de Blackburry, qui défile les pages d'un journal ou d'un livre à la commande de votre index. Il suffit de le nourrir avec un module de transfert.
Le consommateur de l'information aura le dernier mot. C'est lui qui désignera les médias gagnants. Les 600 congressistes de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui compte 2200 membres ont quitté le château Frontenac, hier midi, torturés par cet immense point d'interrogation: quel moyen de communication méritera la faveur du public?
Des spécialistes des États-Unis, de France et du Québec sont venus à ce 40e congrès de la FPJQ, les placer, sans ménagement, devant les inconnus du phénomène Internet. Le système de transmission de l'information et du savoir subit sa plus profonde mutation depuis Gutenberg. À leurs interrogations remplies d'inquiétude, Bruno Rives, expert des technologies, n'a pu leur servir la réponse attendue. Son entreprise, Tebaldo, multiplie les expériences. Avec la magie de l'informatique, elle teste des prototypes comme ce calepin électronique, autre forme de Blackburry, qui défile les pages d'un journal ou d'un livre à la commande de votre index. Il suffit de le nourrir avec un module de transfert.
déc. 05, 2008
Samir Ardjoum, Il était une fois le cinéma |
La question a toujours été d’actualité. La semaine dernière, l’une de nos collègues fustigeait tous les détracteurs refusant ostensiblement de voir en la critique de cinéma une utilité conséquente. Oui, qu’est-ce qu’un critique ? À quoi sert-il ? Doit-on l’inviter dans nos débats cinématographiques ? De nombreuses interrogations qui suscitent encore aujourd’hui des polémiques et ne sont pas près de trouver une réponse définitive.
Nous avons sollicité quelques critiques de cinéma afin de clarifier la situation. 5 questions, des réponses passionnées, émouvantes, dures et complexes.
La question a toujours été d’actualité. La semaine dernière, l’une de nos collègues fustigeait tous les détracteurs refusant ostensiblement de voir en la critique de cinéma une utilité conséquente. Oui, qu’est-ce qu’un critique ? À quoi sert-il ? Doit-on l’inviter dans nos débats cinématographiques ? De nombreuses interrogations qui suscitent encore aujourd’hui des polémiques et ne sont pas près de trouver une réponse définitive.
Nous avons sollicité quelques critiques de cinéma afin de clarifier la situation. 5 questions, des réponses passionnées, émouvantes, dures et complexes.
déc. 04, 2008
Robert Laplante, Trente |
Se disant victimes des préjugés alimentés par les médias au sujet de leur communauté, cinq résidants de Montréal-Nord, âgés de 19 à 35 ans, ont rencontré le Trente lors d’une table ronde organisée par Radio Centre-Ville.
Le 11 août dernier, l’arrondissement Montréal-Nord s’embrase. Une marche pacifique organisée pour dénoncer la mort de Fredy Villanueva, abattu par des policiers 24 heures auparavant, tourne en confrontation avec les forces policières sous l’œil des médias.
Dans les journées qui suivent, c’est la valse des experts, des professeurs, des criminologues, des travailleurs de rue et des intervenants communautaires. Tous se succèdent pour expliquer le ressentiment d’une population pauvre, immigrante, ghettoïsée et sous la coupe des groupes de jeunes criminels. Certains intervenants souvent étrangers à l’ancien fief d’Yves Ryan, prolifique maire d’avant les fusions municipales, apparaissent dans les médias.
Se disant victimes des préjugés alimentés par les médias au sujet de leur communauté, cinq résidants de Montréal-Nord, âgés de 19 à 35 ans, ont rencontré le Trente lors d’une table ronde organisée par Radio Centre-Ville.Le 11 août dernier, l’arrondissement Montréal-Nord s’embrase. Une marche pacifique organisée pour dénoncer la mort de Fredy Villanueva, abattu par des policiers 24 heures auparavant, tourne en confrontation avec les forces policières sous l’œil des médias.
Dans les journées qui suivent, c’est la valse des experts, des professeurs, des criminologues, des travailleurs de rue et des intervenants communautaires. Tous se succèdent pour expliquer le ressentiment d’une population pauvre, immigrante, ghettoïsée et sous la coupe des groupes de jeunes criminels. Certains intervenants souvent étrangers à l’ancien fief d’Yves Ryan, prolifique maire d’avant les fusions municipales, apparaissent dans les médias.
déc. 03, 2008
Jean-François Lisée, Actualité |
On se plaint que les journaux rapportent trop de mauvaises nouvelles. Et s’il est vrai qu’on trouve à la une les déclarations de guerre comme les traités de paix et que les très bonnes nouvelles (l’homme a marché sur la Lune, par exemple) font vendre autant de papier que les mauvaises, on note chez les membres de la classe journalistique une tendance à noircir le trait.
Dans l’ensemble, il y a aujour-d’hui moins de conflits sur la planète qu’au cours des décennies précédentes, moins de pauvreté et davantage de liberté. Ce n’est pas ce que reflètent les premières pages des journaux, orientées vers les événements plutôt que les tendances. Mais il y a, pour ces mises en perspective, des magazines et des livres. Il existe une catégorie de nouvelles qui n’a, elle, aucune place dans l’univers médiatique : les non mauvaises nouvelles. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Normal, j’invente le concept à l’instant. La réalité est pourtant là : il y a une série de choses qui ont failli se produire et qui auraient rendu notre vie beaucoup plus difficile, mais qui, pour une raison ou pour une autre, se sont évanouies. On l’a échappé belle.
On se plaint que les journaux rapportent trop de mauvaises nouvelles. Et s’il est vrai qu’on trouve à la une les déclarations de guerre comme les traités de paix et que les très bonnes nouvelles (l’homme a marché sur la Lune, par exemple) font vendre autant de papier que les mauvaises, on note chez les membres de la classe journalistique une tendance à noircir le trait.
Dans l’ensemble, il y a aujour-d’hui moins de conflits sur la planète qu’au cours des décennies précédentes, moins de pauvreté et davantage de liberté. Ce n’est pas ce que reflètent les premières pages des journaux, orientées vers les événements plutôt que les tendances. Mais il y a, pour ces mises en perspective, des magazines et des livres. Il existe une catégorie de nouvelles qui n’a, elle, aucune place dans l’univers médiatique : les non mauvaises nouvelles. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Normal, j’invente le concept à l’instant. La réalité est pourtant là : il y a une série de choses qui ont failli se produire et qui auraient rendu notre vie beaucoup plus difficile, mais qui, pour une raison ou pour une autre, se sont évanouies. On l’a échappé belle.
déc. 03, 2008
Simon Piel, Bakchich |
Et si depuis la Silicon Valley, Google décidait du contenu de nos journaux par un sournois système de référencement alimentant la course à l’audimat…
Les médias en ligne ont le plus grand mal à trouver un modèle économique viable. Il y a les grands sites d’infos adossés à des journaux papiers qui bénéficient de la popularité d’une marque mais qui peinent à rapporter de l’argent. Et puis il y a les autres. Mediapart, Arrêts sur images, Bakchich et Rue 89 (du payant au gratuit). Autant d’aventures d’infos en ligne dont on ne sait si elles se pérenniseront. La baisse du marché publicitaire aidant, le gâteau que se partagent les sites rémunérés par les annonceurs commence à se réduire comme peau de chagrin.
déc. 02, 2008
Paul Cauchon, Le Devoir |
Étrange campagne électorale. On a l'impression que les chefs de parti font campagne sans imagination particulière, avec quelques publicités télévisées sans grand impact, des pancartes électorales sans grande pertinence et un débat télévisé, la semaine dernière, qui a pris les accents d'une foire d'empoigne plutôt que d'une discussion élevée autour de grands projets.
Mais les chefs n'oublient jamais de se montrer à la hauteur du peuple et, surtout, de ne pas trop l'étourdir avec de grands rêves collectifs.
Demain matin, tiens, ils sont tous invités à une émission légère comme les bulles, Deux filles le matin à TVA, où ils se soumettront aux questions «songées» des deux animatrices qui veulent faire «connaître l'humain derrière le leader» (c'est écrit tel quel dans le communiqué de TVA), avec des questions sur «la vie de famille, la spiritualité, leur enfance, etc.».
Étrange campagne électorale. On a l'impression que les chefs de parti font campagne sans imagination particulière, avec quelques publicités télévisées sans grand impact, des pancartes électorales sans grande pertinence et un débat télévisé, la semaine dernière, qui a pris les accents d'une foire d'empoigne plutôt que d'une discussion élevée autour de grands projets.
Mais les chefs n'oublient jamais de se montrer à la hauteur du peuple et, surtout, de ne pas trop l'étourdir avec de grands rêves collectifs.
Demain matin, tiens, ils sont tous invités à une émission légère comme les bulles, Deux filles le matin à TVA, où ils se soumettront aux questions «songées» des deux animatrices qui veulent faire «connaître l'humain derrière le leader» (c'est écrit tel quel dans le communiqué de TVA), avec des questions sur «la vie de famille, la spiritualité, leur enfance, etc.».
déc. 02, 2008
Jean-François Parent, rédacteur en chef, Trente |
Le culte voué au silence par le gouvernement de Stephen Harper nous
indigne. Alors que les ministres conservateurs boycottaient les points
de presse quotidiens de la colline parlementaire, voici deux ans, la
galerie de presse criait au bâillon de la démocratie. Dans la dernière
année, rares étaient les réponses claires et précises à des questions
aussi anodines que le coût d’une bouteille de vin bue par un député
fédéral.
Puis, l’embargo décrété sur les communications gouvernementales pendant la campagne électorale a jeté encore un peu d’huile sur le feu. Pis encore, voilà qu’un gouvernement qui était sans programme jusqu’à cinq jours avant le scrutin est élu.
Le culte voué au silence par le gouvernement de Stephen Harper nous
indigne. Alors que les ministres conservateurs boycottaient les points
de presse quotidiens de la colline parlementaire, voici deux ans, la
galerie de presse criait au bâillon de la démocratie. Dans la dernière
année, rares étaient les réponses claires et précises à des questions
aussi anodines que le coût d’une bouteille de vin bue par un député
fédéral. Puis, l’embargo décrété sur les communications gouvernementales pendant la campagne électorale a jeté encore un peu d’huile sur le feu. Pis encore, voilà qu’un gouvernement qui était sans programme jusqu’à cinq jours avant le scrutin est élu.
Idées
Commentaires, billets, débats et coups de gueule par des passionnés du journalisme. Les textes publiés ici expriment l'opinion de leurs auteurs et non celle de ProjetJ, ce ne sont pas des éditoriaux.
"Je n'écris pas pour que vous pensiez comme moi; j'écris pour que vous pensiez." - Anna Marie Quindlen.
Faites-nous parvenir vos textes (environ 700 à 1000 mots).

Musée d'Art contemporain de Oaxaca, OAX., Mexique © PeroBikoze

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani
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