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Idées
avr. 02, 2008
Alain Gravel, Radio-Canada.ca |
Tout a été dit sur l'affaire de Patrick Roy et de son fils Jonathan.
Ça fait une semaine que les médias surfent sur le sujet, comme s'il s'agissait d'une affaire d'État.
Une chose m'a cependant frappé dans ce roman-savon: le plan de communication des principaux concernés dans cette histoire, à savoir Patrick et son fils Jonathan.
Personne ne s'est scandalisé du fait que les deux Roy, lorsqu'ils ont été invités à commenter les événements de Chicoutimi, se sont limités à lire un bref communiqué de presse, en refusant toutes les questions des journalistes. Tout ce qu'ils ont donné en pâture à une presse assoiffée, c'est la lecture malhabile d'un texte minutieusement préparé par des spécialistes en communications.
Tout a été dit sur l'affaire de Patrick Roy et de son fils Jonathan.
Ça fait une semaine que les médias surfent sur le sujet, comme s'il s'agissait d'une affaire d'État.
Une chose m'a cependant frappé dans ce roman-savon: le plan de communication des principaux concernés dans cette histoire, à savoir Patrick et son fils Jonathan.
Personne ne s'est scandalisé du fait que les deux Roy, lorsqu'ils ont été invités à commenter les événements de Chicoutimi, se sont limités à lire un bref communiqué de presse, en refusant toutes les questions des journalistes. Tout ce qu'ils ont donné en pâture à une presse assoiffée, c'est la lecture malhabile d'un texte minutieusement préparé par des spécialistes en communications.
mars 27, 2008
Rima Elkouri, La Presse |
Un jeune joueur de hockey tabasse son adversaire et c'est l'émoi. C'est la manchette du téléjournal deux jours de suite, le sujet de toutes les chroniques. Les tribunes téléphoniques s'emballent.
La rivière des commentateurs de sport déborde de son lit et inonde l'aire médiatique. Le fait divers sportif devient affaire d'État. Le Québec devient un grand plateau de 110%. On interpelle la police, la justice, la ministre, le premier ministre, même. On réclame des excuses officielles, des sanctions exemplaires, une enquête, des audiences publiques et, un coup parti, pourquoi pas un référendum.
Vous me faites rire, les gars. Je dis les gars, parce que, mis à part la ministre qui s'est vite emparée de la rondelle, je n'ai vu, lu et entendu que des gars vraiment ameutés par cette histoire. Je parlais d'une affaire d'État. Mais en fait, il semble que ce soit surtout l'affaire de la moitié virile de l'État.
Un jeune joueur de hockey tabasse son adversaire et c'est l'émoi. C'est la manchette du téléjournal deux jours de suite, le sujet de toutes les chroniques. Les tribunes téléphoniques s'emballent.
La rivière des commentateurs de sport déborde de son lit et inonde l'aire médiatique. Le fait divers sportif devient affaire d'État. Le Québec devient un grand plateau de 110%. On interpelle la police, la justice, la ministre, le premier ministre, même. On réclame des excuses officielles, des sanctions exemplaires, une enquête, des audiences publiques et, un coup parti, pourquoi pas un référendum.
Vous me faites rire, les gars. Je dis les gars, parce que, mis à part la ministre qui s'est vite emparée de la rondelle, je n'ai vu, lu et entendu que des gars vraiment ameutés par cette histoire. Je parlais d'une affaire d'État. Mais en fait, il semble que ce soit surtout l'affaire de la moitié virile de l'État.
mars 27, 2008
- Posted by Frederick
Bastien
Luc Archambault, Le Soleil |
Le directeur des programmes de Télé-Québec, Martin Roy, confirme au Soleil que cette quatrième saison de l'émission Méchant contraste sera sa dernière. Un nouveau magazine remplacera l'émission... «une sorte d'Enjeux panquébécois» abordera un grand sujet chaque semaine «avec un traitement plus journalistique», et «qui peut mieux expliquer les enjeux du Québec d'aujourd'hui. Il faut que cette émission ait plus d'impact et un plus large auditoire». On avait inventé là quelque chose d'unique et de rafraîchissant. On préfère désormais la copie conforme plutôt que la création... Est-ce là le mandat de Télé-Québec? Est-ce à dire que le journalisme d'aujourd'hui, tel qu'il se pratique, est devenu une forme de censure?
Le directeur des programmes de Télé-Québec, Martin Roy, confirme au Soleil que cette quatrième saison de l'émission Méchant contraste sera sa dernière. Un nouveau magazine remplacera l'émission... «une sorte d'Enjeux panquébécois» abordera un grand sujet chaque semaine «avec un traitement plus journalistique», et «qui peut mieux expliquer les enjeux du Québec d'aujourd'hui. Il faut que cette émission ait plus d'impact et un plus large auditoire». On avait inventé là quelque chose d'unique et de rafraîchissant. On préfère désormais la copie conforme plutôt que la création... Est-ce là le mandat de Télé-Québec? Est-ce à dire que le journalisme d'aujourd'hui, tel qu'il se pratique, est devenu une forme de censure?
mars 27, 2008
Patrick Lagacé, Cyberpresse.ca |
RDS nie (mollement, à mon avis) avoir caché des images – et des extraits sonores – de la montée de lait de Patrick Roy contre son reporter Stéphane Leroux, incident survenu samedi, après le fameux match Saguenéens–Remparts.
La réalité, c’est que RDS, dans cette affaire, a pris une décision diplomatico-politique, alors qu’il fallait prendre une décision de journalisme. D’où ma question au grand boss de RDS, ce matin, dans ma chronique : êtes-vous un newsman ou un businessman ? Il devrait regarder ce classique de journalisme au cinéma pour comprendre la différence.
RDS nie (mollement, à mon avis) avoir caché des images – et des extraits sonores – de la montée de lait de Patrick Roy contre son reporter Stéphane Leroux, incident survenu samedi, après le fameux match Saguenéens–Remparts.
La réalité, c’est que RDS, dans cette affaire, a pris une décision diplomatico-politique, alors qu’il fallait prendre une décision de journalisme. D’où ma question au grand boss de RDS, ce matin, dans ma chronique : êtes-vous un newsman ou un businessman ? Il devrait regarder ce classique de journalisme au cinéma pour comprendre la différence.
mars 27, 2008
Kim McLaughlin, Reuters |
AARHUS, Danemark (Reuters) - Sa caricature représentant le prophète Mahomet portant un turban en forme de bombe a changé sa vie, mais Kurt Westergaard dit n'avoir aucun regret.
Ce caricaturiste danois de 72 ans est l'auteur du dessin le plus controversé dans la polémique qui a éclaté après la publication en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten d'une série de caricatures sur l'islam, reprises ensuite par plusieurs journaux européens et suscitant la colère d'une partie de la communauté musulmane.
Dans une interview accordée mercredi à Reuters, il estime cependant que ces dessins pourraient au final aider l'islam à trouver une place en Occident, où la vision islamique de la société peine à s'intégrer aux valeurs laïques.
AARHUS, Danemark (Reuters) - Sa caricature représentant le prophète Mahomet portant un turban en forme de bombe a changé sa vie, mais Kurt Westergaard dit n'avoir aucun regret.
Ce caricaturiste danois de 72 ans est l'auteur du dessin le plus controversé dans la polémique qui a éclaté après la publication en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten d'une série de caricatures sur l'islam, reprises ensuite par plusieurs journaux européens et suscitant la colère d'une partie de la communauté musulmane.
Dans une interview accordée mercredi à Reuters, il estime cependant que ces dessins pourraient au final aider l'islam à trouver une place en Occident, où la vision islamique de la société peine à s'intégrer aux valeurs laïques.
mars 27, 2008
- Posted by Colette
Brin
David Desjardins, Voir Québec |
La virulente sortie de François Avard à propos de la multiplication des chroniqueurs aux discutables vertus aura au moins servi à quelque chose: une sorte d’examen de conscience collectif. Se sentant interpellé, mon collègue Steve Proulx, qui sévit sous la rubrique Médias dans notre édition montréalaise, y est allé d’une entrée à son blogue intitulée «Pourquoi chroniquer?». Si j’y reviens ici, c’est que j’ai assez aimé sa manière de décrire la fonction qui, selon lui, se rapproche de la cartographie.
La virulente sortie de François Avard à propos de la multiplication des chroniqueurs aux discutables vertus aura au moins servi à quelque chose: une sorte d’examen de conscience collectif. Se sentant interpellé, mon collègue Steve Proulx, qui sévit sous la rubrique Médias dans notre édition montréalaise, y est allé d’une entrée à son blogue intitulée «Pourquoi chroniquer?». Si j’y reviens ici, c’est que j’ai assez aimé sa manière de décrire la fonction qui, selon lui, se rapproche de la cartographie.
mars 26, 2008
Jean Dion, Le Devoir |
Air connu: on veut pas le savoir, disait le prophète, on veut le voir. Et qu'est-ce qu'on l'a vu, bonté, qu'est-ce qu'on l'a vu. Avant, tout le monde savait, même si bien peu avaient vu. Maintenant, on nous donne à voir avant même de savoir. Les «événements de Saguenay» passent en boucle, partout, aux vraies nouvelles (les nouvelles du sport ne sont pas de vraies nouvelles, confinées au divertissement), aux émissions de discussion sociétale et, bien sûr, jusque sur YouTube, la vitrine mondiale qu'a trouvée l'humain pour avertir son voisin qu'il se passe quelque chose ou rien. Les médias en profitent pour se livrer à l'une de leurs activités favorites: consacrer des heures et des heures à dire que les médias exagèrent. Ce papier serait accusé d'en être la preuve par l'absurde qu'il ne trouverait pas grand-chose à redire.
Air connu: on veut pas le savoir, disait le prophète, on veut le voir. Et qu'est-ce qu'on l'a vu, bonté, qu'est-ce qu'on l'a vu. Avant, tout le monde savait, même si bien peu avaient vu. Maintenant, on nous donne à voir avant même de savoir. Les «événements de Saguenay» passent en boucle, partout, aux vraies nouvelles (les nouvelles du sport ne sont pas de vraies nouvelles, confinées au divertissement), aux émissions de discussion sociétale et, bien sûr, jusque sur YouTube, la vitrine mondiale qu'a trouvée l'humain pour avertir son voisin qu'il se passe quelque chose ou rien. Les médias en profitent pour se livrer à l'une de leurs activités favorites: consacrer des heures et des heures à dire que les médias exagèrent. Ce papier serait accusé d'en être la preuve par l'absurde qu'il ne trouverait pas grand-chose à redire.
mars 25, 2008
Michel Dumais, Blogue MédiaBiz |
Vous désirez communiquer une information au service des nouvelles de Radio-Canada? He bien bonne chance. Rien à voir avec LCN qui fait tout pour faciliter la chose.
Petite histoire toute simple qui démontre à quel point certains médias ne sont pas encore au diapason des nouvelles technologies et des comportements des nouvelles générations.
Hier en fin de journée, j'avais une petite nouvelle à communiquer à des collègues. Je décide donc de faire un petit test et de jouer le quidam qui tente de joindre la salle des nouvelles. Je pointe donc mon fureteur sur le site des nouvelles de la SRC, cherchant un peu partout sur la page en question un lien vers un quelconque téléphone ou un formulaire me permettant de communiquer électroniquement avec la salle des nouvelles.
Vous désirez communiquer une information au service des nouvelles de Radio-Canada? He bien bonne chance. Rien à voir avec LCN qui fait tout pour faciliter la chose.
Petite histoire toute simple qui démontre à quel point certains médias ne sont pas encore au diapason des nouvelles technologies et des comportements des nouvelles générations.
Hier en fin de journée, j'avais une petite nouvelle à communiquer à des collègues. Je décide donc de faire un petit test et de jouer le quidam qui tente de joindre la salle des nouvelles. Je pointe donc mon fureteur sur le site des nouvelles de la SRC, cherchant un peu partout sur la page en question un lien vers un quelconque téléphone ou un formulaire me permettant de communiquer électroniquement avec la salle des nouvelles.
mars 18, 2008
Denis Pigeon, Cumberland, Le Droit |
Que l'Université Carleton, située à quelques kilomètres du parlement canadien, laisse tomber le français comme prérequis en journalisme lance un message très clair à toutes les autres universités canadiennes.
Que le Nouveau-Brunswick, province officiellement bilingue, abandonne le programme d'immersion française précoce a aussi de quoi surprendre.
En Ontario, les écoles françaises sont les plus aptes à préparer les jeunes aux études post-secondaires, qu'ils soient francophones, anglophones ou allophones.
Que l'Université Carleton, située à quelques kilomètres du parlement canadien, laisse tomber le français comme prérequis en journalisme lance un message très clair à toutes les autres universités canadiennes.
Que le Nouveau-Brunswick, province officiellement bilingue, abandonne le programme d'immersion française précoce a aussi de quoi surprendre.
En Ontario, les écoles françaises sont les plus aptes à préparer les jeunes aux études post-secondaires, qu'ils soient francophones, anglophones ou allophones.
mars 18, 2008
- Posted by Frederick
Bastien
Michel Corbeil, Le Soleil |
Mario Dumont entend parler dans le blanc des yeux aux journalistes qui, selon lui, boycottent le message de l’Action démocratique du Québec. Au micro de Christiane Charette, à Radio-Canada, Mario Dumont a suggéré qu’il n’a guère apprécié que les médias aient consacré leurs grands titres aux 50 000 $ versés au chef de l’ADQ, au détriment de la plate-forme votée par ses partisans.
«Ce n’est pas impossible que, dans les prochains mois, on mette le pied à terre avec quelques-uns (pour obtenir) plus de respect. On travaille pour le Québec et on a le droit que ce qu’on propose soit connu du public.»
Mario Dumont entend parler dans le blanc des yeux aux journalistes qui, selon lui, boycottent le message de l’Action démocratique du Québec. Au micro de Christiane Charette, à Radio-Canada, Mario Dumont a suggéré qu’il n’a guère apprécié que les médias aient consacré leurs grands titres aux 50 000 $ versés au chef de l’ADQ, au détriment de la plate-forme votée par ses partisans.
«Ce n’est pas impossible que, dans les prochains mois, on mette le pied à terre avec quelques-uns (pour obtenir) plus de respect. On travaille pour le Québec et on a le droit que ce qu’on propose soit connu du public.»
Idées
Commentaires, billets, débats et coups de gueule par des passionnés du journalisme. Les textes publiés ici expriment l'opinion de leurs auteurs et non celle de ProjetJ, ce ne sont pas des éditoriaux.
"Je n'écris pas pour que vous pensiez comme moi; j'écris pour que vous pensiez." - Anna Marie Quindlen.
Faites-nous parvenir vos textes (environ 700 à 1000 mots).

Musée d'Art contemporain de Oaxaca, OAX., Mexique © PeroBikoze

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
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