Idées

mars 17, 2008
Michel Dumais, Blogue MédiaBiz |

Suite à la triste histoire survenue hier à Morin-Heights, où trois personnes ont perdu la vie suite à l'effondrement d'un toit, il faut décerner un carton rouge au réseau de l'information (RDI) pour avoir annoncé de fausses informations en ondes.

J'ai la chance de pouvoir travailler dans mon bureau à la maison. En permanence, 24 sur 24, en plus de la radio qui joue en sourdine, la télé dans mon bureau est syntonisée sur RDI, le réseau de l'information, tandis qu'un de mes ordinateurs dotée d'un carte «tuner» reçoit CNN. Junkie de l'info? J'assume.
mars 12, 2008
Jean-Sébastien Marsan, l'AJIQ.qc.ca |

L’hebdomadaire culturel montréalais ICI somme ses collaborateurs pigistes de signer, avant le 20 mars, un contrat de publication. Après avoir pris connaissance de ce contrat, l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) invite fortement les journalistes concernés à ne rien signer. Un pigiste qui signe ce contrat doit dire adieu à tous ses droits d’auteur. Il verra ses articles reproduits sur divers supports (les sites Web du réseau Canoë, par exemple, qui font partie du même empire de presse que le journal ICI) et il ne recevra aucune redevance ("le Collaborateur s’engage à céder et cède exclusivement à l’Éditeur et ce, sans limitation de durée ou de territoire, tous les droits d’auteur qu’il détient sur l’Oeuvre, incluant, sans limitation, tous les droits de publication, de diffusion ou de reproduction de l’Oeuvre sur tout support et par tout moyen ou procédé que ce soit", article 2 du contrat).
mars 03, 2008
Benoît Aubin, Le Journal de Montréal |

Le journalisme est devenu un business extrêmement compétitif, et on voit souvent des médias d'une même ville faire de grands détours pour ignorer le scoop d'un concurrent, ou, quand ils sont obligés d'en parler, faire des prodiges de casuistique pour essayer d'en réduire l'importance ou la portée.

Surtout quand le scoop est dans Le Journal de Montréal, ce qui est le cas plus souvent qu'autrement. Par exemple, The Gazette est montée au front, tambour battant, quand nous avons publié une série de reportages démontrant qu'une unilingue anglophone peut facilement trouver des emplois la mettant en contact avec le public du centre-ville. The Gazette s'est empêtrée dans nos chiffres, a critiqué (erronément) nos méthodes et a conclu que nous avons fourni «un exemple de journalisme dont on peut se passer», nous accusant de «semer la peur pour vendre des journaux».
mars 03, 2008
Philippe Gangreneau, Liberation.fr |

Mon dernier papier sur le parti pris de beaucoup de journalistes américains en faveur du candidat démocrate Barack Obama, a suscité beaucoup de réactions.

Parmi celles-ci, un lecteur s'étonne que le New York Times puisse écrire que sa rivale, Hillary Clinton «caquète», en remarquant qu'en France, même le Figaro n'aurait pu être aussi cavalier avec Ségolène Royal. Petit état des lieux : les grands journaux américains s'écartent parfois, dans cette campagne, du principe de la séparation des nouvelles (le «news») du commentaire, mais globalement, il n'y a toutefois pas trop à redire. Le Wall Street journal, très excessif dans ses éditoriaux toujours pro-républicains, produit ainsi des articles de «news» étonnamment objectifs. Les grandes chaînes de télévision, en revanche, ne sont plus ce qu'elles étaient. MSNBC et CNN ont repris la formule commerciale lancée par Fox News après 2001, consistant à faire présenter une partie des «news» par des commentateurs opiniâtres qui affichent sans rougir leurs points de vue.

MSNBC est prodémocrate, CNN est très chauvin et extrêmement anti-immigrants dans l'émission de Lou Dobbs, qui par ailleurs fait la promotion de ses livres à l'antenne. Fox, prorépublicaine à fond, continue dans ses pseudo-débats, d'inviter des interlocuteurs de l'autre bord choisis pour leur piètre calibre, afin de mieux les ridiculiser, tandis que le présentateur-éditorialiste Bill O'Reilly file le coton nationaliste. En bref, la polarisation de l'électorat se reflète dans les médias audiovisuels. Les démocrates regardent CNN et MSNBC, tandis que les républicains se branchent sur Fox.
févr. 28, 2008 - Posted by Frederick Bastien
Michel Laliberté, Cyberpresse.ca |

Les journalistes et commentateurs qui rôdent dans l’entourage du Canadien parlent de la venue de Hossa depuis quelques semaines. Ce sont eux qui ont suscité des attentes élevées chez les partisans du tricolore. Ils les ont bourrés de grands reportages scientifiques (excusez le cynisme) et d’analyses à l’emporte-pièce alimentées par les bruits de coulisses de la ligue. Les rumeurs et informations provenant de sources anonymes sont rapidement devenus des faits. L’abc du journalisme en a sérieusement pris pour son rhume.
févr. 20, 2008
Nathalie Petrowski, Cyberpresse.ca |

Que l'on soit scénariste ou non, la leçon de scénarisation de Denys Arcand promettait d'être l'événement de la journée, lundi, aux Rendez-vous du cinéma québécois.

Une heure avant le début de la leçon, plus des 200 fidèles faisaient la queue au milieu du hall de la Cinémathèque, dans la bonne humeur et l'anticipation. Malheureusement, dès l'ouverture des portes du bistro où avait lieu l'événement, la leçon de cinéma s'est muée en cirque parano et en chasse aux sorcières, les sorcières dans ces cas-ci étant les méchants journalistes
févr. 19, 2008
Louis Mesplé, consultant photo / Rue89.com |

Le World Press Photo est une fondation néerlandaise créée en 1955. Elle est patronnée par le prince Constantin. Chaque année, elle décerne une soixantaine de prix par catégories de thèmes et de sujets. Pour ce palmarès 2008, 5 019 reporters photographes ont participé, représentant 125 pays et 80 536 clichés (source WPP). Une mine.

A partir de cet afflux, on pourrait concevoir quelques originalités dans le compte-rendu photographique d'une actualité universelle. Las! Depuis quelques décennies, les clichés premiers lauréats se suivent et se ressemblent.

L'institution du World Press Photo maintient une orientation: celle d'un photojournalisme droit dans ses boîtiers, qui ne nous apprend plus rien qu'on ne sache déjà depuis au moins deux décennies, aussi bien sur l'écriture photographique que sur l'information journalistique qu'elle véhicule.

Ainsi, un jury composé de "pictures editors" [les iconographes, qui choisissent les photos à publier, ndlr] de la "grande presse internationale" attribue tous les premiers prix des catégories sur des critères qui ont moins à voir avec le style et l'information, que la communication de la compassion...
févr. 07, 2008 - Posted by Colette Brin
Martin Bisaillon et Marie-Joëlle Parent, Le Journal de Montréal |

Dépeinte dans la fiction télévisée comme ayant trahi les Lavigueur pour de l'argent, la vraie courtière immobilière qui a vendu le domaine de l'île aux Pruches aux Lavigueur affirme que tout cela est faux.

«Ce que Yve Lavigueur croit qu'il a subi, il me le fait subir», déplore l'ex-agente d'immeubles Nicole Hamel. Celle-ci fait référence à la façon mensongère dont elle est décrite dans la télésérie, comme les Lavigueur l'auraient été dans les médias autrefois.
févr. 07, 2008 - Posted by Colette Brin
Anne-Marie Voisard

Extrait du blogue créé à l'occasion du colloque Médias et Démocratie (Québec, 1-3 février 2008)

L'idée de faire appel à quelques anciens du métier fut fort appréciée, à tout le moins par les gens de ma génération. Joan Fraser a dit: «C'est dans le sang, être journaliste». Elle a bien raison. Tant qu'on a la santé, on veut continuer. De plus, le fait de ne plus être quotidiennement sur le qui-vive procure un recul. Une liberté nouvelle.

J'aurais aimé toutefois que plus de collègues, chez les syndiqués, prennent part à l'exercice. Ce sera pour une prochaine fois. Car il faut souhaiter que d'autres rencontres suivent. Et celles-là avec le public. Et aussi les boss.
févr. 07, 2008
Steve Proulx, Voir.ca |

On y va tout de suite avec un courriel de M. Lacoste: "M. Proulx, j'aimerais vous lire à propos du phénomène (il me semble que ce soit le cas, mais peut-être que je me trompe) de la complaisance des chroniqueurs culturels québécois vis-à-vis des artistes d'ici."

Je ne crois pas me tromper, M. Lacoste, en vous disant que vous ne vous trompez pas. En effet, les critiques d'ici versent souvent dans la bonasserie lorsque vient le temps de juger de la qualité des produits du terroir.
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