Idées
Lorsqu'elle a décidé de laisser tomber son emploi pour pouvoir écrire, Mélanie Noël était comptable agréée et directrice services conseils chez Samson Bélair/Deloitte & Touche, une maîtrise en comptabilité financière en poche, et s'apprêtait à obtenir son titre d'experte en évaluation d'entreprise, après trois ans de cours par correspondance.
Elle a cru, pendant un moment, qu'elle pourrait laisser libre cours à sa passion... une fois à la retraite.
"Sauf qu'avec le temps, j'ai réalisé qu'il y avait probablement moyen de joindre mes passions à mon quotidien, au lieu de les garder pour le soir et la fin de semaine. J'avais l'impression de vivre selon des standards qui n'étaient pas les miens et de vivre une vie qui n'était pas la mienne. Je me disais qu'il me restait environ 40 ans à travailler et que je ne pouvais pas attendre tout ce temps avant de faire quelque chose que j'aimais vraiment.
Au début de ma carrière, l'ambition me nourrissait suffisamment pour me motiver. Mais avec les années, je me suis aperçue que je n'aimais pas assez la nature de mon travail pour continuer", raconte la journaliste de La Tribune, qui a néanmoins obtenu le titre d'experte en évaluation d'entreprise après avoir quitté son emploi en comptabilité.Contrairement aux réactions qu'elle anticipait dans son entourage, le grand tournant a été bien accueilli.
L'annonce du président Nicolas Sarkozy annonçant l'abolition possible de la pub à la télévision publique en France rejoint un débat qui revient régulièrement ici, soit le rôle de la télévision publique et sa compatibilité avec une vocation commerciale.
Tout est résumé à la page 44 de L’aube le soir ou la nuit, ce portrait de Nicolas Sarkozy en candidat par Yasmina Reza, paru l’automne dernier chez Flammarion. Voici ce que la dramaturge écrit : « Quelques jours plus tard, le même Laurent me dira, la réalité n’a aucune importance. Il n’y a que la perception qui compte ». Laurent, c’est Laurent Solly, alors directeur adjoint de la campagne du futur président de la République et, depuis, recasé dans les hautes sphères de TF1, la chaîne de télévision du groupe Bouygues. Quant à cette confidence, elle est un terrible défi lancé à la face du journalisme...
Vice-président international de Reporter sans frontières (RSF),
journaliste qui a couvert des dizaines de guerre sur le terrain,
écrivain et animateur de radio à la Première chaîne: François Bugingo
multiplie les casquettes. Portrait de ses différents visages.Après avoir couvert le génocide rwandais et la guerre ailleurs dans le monde, François Bugingo animait Parce que c'est l'été, une émission musicale de la Première chaîne. Puis hier, il enregistrait la dernière émission d'Au détour du monde, qui remplaçait celle de Christiane Charette pendant les vacances des Fêtes.
En cette fin d'année 2007, on constate qu'Hérouxville aura fait l'objet
de bien des discussions au sein de notre toute nouvelle nation
québécoise, mais surtout de moult propos plus ou moins savants de la
part de la classe journalistique.Afin de retracer les ingrédients nous permettant de mieux mesurer l'éclat et la justesse des propos de nos «papieristes», il serait de bon ton de leur offrir une salade de fruits hérouxvilloise dont les ingrédients représentent, le cas échéant, la mesure de l'un ou la démesure de l'autre. Bien sûr, la recette n'est nullement éprouvée car il faut bien conserver aux fruits leur véritable saveur. Par contre, il est fort louable de comprendre les subtilités du travail journalistique qui ont conduit Hérouxville aux portes des objecteurs de conscience.
À quoi ressemblera 2008 ? En ce début d'année, la plupart des journaux s'essaient à prédire les évènements et personnalités qui marqueront les douze mois à venir. Daniel Franklin, rédacteur en chef de "The World in", hors-série réalisé depuis 1986 par The Economist (publié en France par Courrier international), revient, dans une tribune parue dans The Guardian, sur ce traditionnel exercice journalistique. Les tentatives de prévision, voire de prédiction, prennent généralement trois formes, explique le journaliste.
LES ÉVÈNEMENTS CERTAINS
Tout d'abord, il y a les évènements qui se produiront à coup sûr. Daniel Franklin peut ainsi affirmer sans risque que l'élection présidentielle américaine occupera les gros titres de la presse dans l'année à venir. "La Chine fera elle aussi la 'une' de nos journaux", et pas seulement à cause des Jeux olympiques de Pékin, mais parce qu'"avec le ralentissement de l'économie américaine, voire son éventuelle récession, la Chine sera le pays qui contribuera le plus à la croissance mondiale".
«Tout le monde en parle» a été jusqu'à récemment une de mes émissions de télévision préférées. Malheureusement, pour plusieurs raisons, elle pourrait bien être reléguée assez rapidement à un rang subalterne de mes priorités télévisuelles. Parmi les principales raisons, il faut noter la qualité douteuse de plusieurs invités, trop souvent enclins aux pitreries de bas étages, davantage motivés par la promotion de leur popularité et n'ayant rien de valable à offrir à notre culture populaire québécoise.
«Tout le monde en parle» a été jusqu'à récemment une de mes émissions de télévision préférées. Malheureusement, pour plusieurs raisons, elle pourrait bien être reléguée assez rapidement à un rang subalterne de mes priorités télévisuelles. Parmi les principales raisons, il faut noter la qualité douteuse de plusieurs invités, trop souvent enclins aux pitreries de bas étages, davantage motivés par la promotion de leur popularité et n'ayant rien de valable à offrir à notre culture populaire québécoise.
Rien de ce qui concerne l'environnement n'échappe à Louis-Gilles Francoeur. Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, a bien raison de le présenter comme «LA référence en environnement» au Québec. En cette matière, en effet, LGF est un véritable puits de science, de passion et de pédagogie. Pour défendre les milieux humides, la biodiversité et l'accès populaire à la nature, sans cesse menacés par des promoteurs et des politiciens sans vision, de même que par certains barbares à moteur, l'homme n'a pas son pareil.
Suffit de jeter un coup d'oeil régulièrement sur la page d'accueil de Cyberpresse pour s'apercevoir que le contenu vidéo prend de plus en plus d'importance. Et lorsque les éditorialistes et les chroniqueurs y vont de leur billet régulièrement... Serions-nous à la veille de voir naître Cyberpresse.tv?
Il y eut en premier les reportages multimédias. Par la suite, des reportages en provenance de la Presse Canadienne et de WebPresse. Et maintenant, ce sont les chroniqueurs vedettes et les éditorialistes qui nous livrent leur billet vidéo. Et que voilà soudainement la belle section vidéo sur Cyberpresse.
Il faut aussi se souvenir que récemment, la Presse Télé demandait à ses lecteurs (ou non) de leur proposer des idées d'émissions. Gageons que dans les projets présentés, se trouvent des idées «multiplateformes», télé et web.
Bref, verrons-nous apparaître sur nos écrans plats un Cyberpresse.TV?
À cela je réponds; tout dépend de la tournure des négociations actuelles avec le syndicat des journalistes, négociations qui ont mené à la disparition des blogues des journalistes Tristan Péloquin et Marie-Claude Lortie, entre autres. Mais en attendant, du côté de Cyberpresse, on teste, on expérimente. Et on accumule du contenu vidéo au cas où...
Cela dit, si jamais Cyberpresse il y a, et même s'il n'y a pas, il eut quand même été bien d'enregistrer le nom de domaine Cyberpresse.TV qui, quelques minutes avant que je publie ce billet, était toujours libre. Aux amis de Cyberpresse, écrivez-moi si vous le voulez. On fera la passation des pouvoirs. ;-)
Le journaliste de Radio-Canada Danny Braün revient d’un séjour d’un
mois au Qatar où il a dirigé des ateliers pour les employés de la
chaîne d’information Al-Jazira. Il raconte son expérience. Al-Jazira, la controversée chaîne d’information qatariote, est née il y a 10 ans. Aujourd’hui, Al-Jazira diffuse en arabe et en anglais. Une section documentaire est aussi disponible.
Idées
Commentaires, billets, débats et coups de gueule par des passionnés du journalisme. Les textes publiés ici expriment l'opinion de leurs auteurs et non celle de ProjetJ, ce ne sont pas des éditoriaux.
"Je n'écris pas pour que vous pensiez comme moi; j'écris pour que vous pensiez." - Anna Marie Quindlen.
Faites-nous parvenir vos textes (environ 700 à 1000 mots).

Musée d'Art contemporain de Oaxaca, OAX., Mexique © PeroBikoze

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann
ProjetJ
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| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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