Idées
Le titre est plutôt accrocheur venant d’un gars de la meute, vous ne trouvez pas? C’est le meilleur que j’ai réussi à concocter pour vous parler du départ d’André Boisclair de la vie politique.
André Boisclair n’a jamais eu de véritable chance de se faire connaître des Québécois. Et on peut blâmer en grande partie la presse (tant écrite qu’électronique). Trop occupés à tenter de le coincer, les journalistes ont oublié leurs responsabilités de bien informer leur public.
À mes débuts en journalisme, j'ai appris une leçon qui m'aide à comprendre - un peu - les dépêches émanant des audiences de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables au Québec.
Je couvrais à l'époque les audiences pancanadiennes de la commission Pepin-Robarts. C'était en 1977 et en 1978. Cette commission avait été créée par le premier ministre Trudeau après l'élection du Parti québécois en 1976. La commission a entendu des témoignages de St. John's à Victoria et tout groupe ou individu était libre de s'y exprimer sur la situation au Canada.
Serpent de mer de la blogosphère, la question de la distinction entre blogueur et journaliste est réapparue ces derniers jours, à la faveur d'une opération d'intoxication de la presse orchestrée par le blogueur Arnaud Jeulin et de la mise en ligne d'un nouveau site baptisé No-Press.
J'intoxique puis je dénonce
Rédacteur du site Dauran.com, Arnaud Jeulin s'est livré à un étrange exercice en fin de semaine dernière. Après avoir affirmé que le blog Presse-Citron.net avait été racheté par un grand groupe média pour un chiffre « à cinq zéro » puis avoir visiblement alerté d'autres blogueurs sur ce « scoop », c'est ce même Arnaud Jeulin qui s'est fendu quelques heures plus tard d'un billet prétendant donner des leçons de marketing viral à partir d'une fausse rumeur, complaisamment relayée par une poignée de journalistes et de blogueur trop pressés. « Je sais que ma crédibilité est à jamais entachée, mais j'ai bien rigolé… » confesse l'auteur sur son blog, donnant un éclairage nouveau sur sa principale motivation.
J'imagine qu'un lecteur s'est étouffé avec sa gorgée de café en ouvrant le Reflet, samedi matin. Nous avons consacré six pages à la destitution du maire de Saint-Constant et de cinq de ses conseillers.
Je vous mets en contexte. Ce Constantin nous avait envoyé un courriel, la veille, pour nous reprocher le fait que nous n'avions pas écrit une ligne sur ce sujet dans l'édition du mercredi. En fait, cet homme nous a plutôt refilé une copie conforme d'un envoi électronique de bêtises qu'il avait adressé à l'animateur de radio Gilles Proulx.
"C'est toujours la même histoire avec ces hebdomadaires : du copinage avec les commanditaires (sic, annonceurs), de la nouvelle sans intérêt par rapport à l'actualité, pas d'enquête sur le terrain, pas de recherche, pas de sujets travaillés. On se rit du lecteur et on se garde bien de se tremper dans la vraie nouvelle juste au cas où... S'il fallait qu'on froisse un commanditaire (sic)", écrivait-il en déversant son fiel.
Durant mon intervention, j'ai exprimé mon agacement devant le statut de héros attribué au général Dallaire par l'opinion publique et les médias canadiens. Depuis, ma boîte vocale et mon courriel ont été envahis de messages, certains me félicitant d'avoir «osé déboulonner ce mythe», d'autres exprimant leur déception par rapport à ma sortie. D'un côté, on faisait de moi un chef de file (à tort, puis-je l'assurer) de la remise en question de la légende du «général Courage». De l'autre, on se demandait si «le fiel de ma sortie» ne dissimulait pas en fait une «insensée jalousie dans la course à la reconnaissance».
Après seulement trois émissions en ondes, la chicane a éclaté dans la cabane d'ARTV. OK, j'exagère, car personne n'a cassé d'assiette comme dans un téléroman sud-américain, mais Lise Payette a tout de même résilié son contrat de l'émission C'est juste de la TV.
L'auteure des Machos, d'Un signe de feu et des Super mamies a enregistré sa dernière émission vendredi et a informé l'équipe qu'elle n'y reviendrait plus. Raison: C'est juste de la TV, une revue hebdomadaire de l'actualité télévisuelle, glissait sur une pente people qui ne plaisait pas à Mme Payette.
Louise Lemieux, Le Soleil
Julie Lambert ne s’en cache pas : elle est fatiguée, son moral est à plat cette semaine. Et en plus, il pleut à Sartène, dans le sud de la Corse, où nous la joignons pour notre conversation hebdomadaire.
Un mois sur la route, ça use sa voyageuse.
«
Je m’étais dit en arrivant en France (elle y est depuis le 26 août) que
je prendrais un jour de congé par semaine. Impossible. Il y a trop de
travail. » Il n’y a que la semaine dernière qu’elle s’est payé le luxe
d’une demi-journée de congé, dans sa cabane sur le bord de la mer, dans
le village de Lava, à 20 minutes d’Ajaccio.
Si vous aimez Le Banquier, TVA vous en mettra
plein la vue pour sa première dimanche, 19 h. Non seulement le jeu
est-il animé par Céline, mais on a aussi confié des valises à Brian
Mulroney et à son épouse Mila. Denise Bombardier et Bernard Landry font
même partie des supporteurs de Julie, concurrente pour un soir.

« Hé, les gars, le journaliste a son med kit ! » Le cri lancé par l'adjudant Nicolas Côté aux soldats de l'équipe de protection équivaut à un ouf de soulagement. De fait, depuis l'incident malheureux qui a frappé mes collègues Patrice Roy et Charles Dubois en août dernier et qui a coûté la vie à deux militaires canadiens et à un interprète afghan, les soldats se montraient plus réticents à emmener des journalistes avec eux en mission. Lorsque, pour finir de rassurer l'adjudant Côté, je lui mentionne que nous avons également reçu des cours de premiers soins de combat, nouvelle règle de l'armée pour les journalistes embarqués, il me répond gentiment: « Je ne m'attends pas à ce que tu viennes à mon secours si ça tourne mal. Mais si tu es blessé, je n'ai pas envie de dégarnir ma trousse à moi pour te soigner. » Avant d'ajouter en pointant la trousse sanglée à ma ceinture: « C'est pour ça que c'est bien qu'ils vous en donnent une. »
«C'était comme si un éclair blanc et extrêmement bruyant nous
frappait. Quand je me suis ressaisi, j'ai réalisé qu'il ne restait plus
que mon caméraman et moi dans le véhicule. Les autres avaient été
projetés à l'extérieur par la force de l'explosion.»Le 22 août dernier, le chef de bureau d'Ottawa de Radio-Canada, le journaliste Patrice Roy, et son caméraman, le Gatinois Charles Dubois, ont frôlé la mort en Afghanistan quand un véhicule blindé de l'armée canadienne dans lequel ils se trouvaient a sauté après avoir roulé sur une mine. Deux militaires canadiens et un interprète afghan ont été tués dans cette explosion.
Idées
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