Idées
«C'était comme si un éclair blanc et extrêmement bruyant nous
frappait. Quand je me suis ressaisi, j'ai réalisé qu'il ne restait plus
que mon caméraman et moi dans le véhicule. Les autres avaient été
projetés à l'extérieur par la force de l'explosion.»Le 22 août dernier, le chef de bureau d'Ottawa de Radio-Canada, le journaliste Patrice Roy, et son caméraman, le Gatinois Charles Dubois, ont frôlé la mort en Afghanistan quand un véhicule blindé de l'armée canadienne dans lequel ils se trouvaient a sauté après avoir roulé sur une mine. Deux militaires canadiens et un interprète afghan ont été tués dans cette explosion.
Suffit. De jour en jour, la lapidation se poursuit, à travers laquelle trop peu de voix dissidentes se font entendre. De jour en jour, les journalistes, ces «experts généralistes», s'échinent à trouver à messieurs Gérard Bouchard et Charles Taylor des vices cachés, des défauts de fabrication qui les rendraient inaptes à soutenir avec aplomb cette commission sur les accommodements raisonnables dont il faut bien dire qu'elle est absolument nécessaire. Pourtant, ce sont ces mêmes experts en tout qui, une fois par année, nous sortent un dossier chaud sur le «silence» des intellectuels, leur «démission», leur absence de la place publique. Mais pourquoi s'exprimeraient-ils si leur parole est d'emblée, et toujours, déclarée inapte?
Ce discours à double tranchant, cette condamnation du silence des penseurs québécois et ce rejet de leur parole, ruine en sa base même la dimension publique que pourrait -- voire devrait -- avoir le travail de l'intellectuel. Dimension qui, en effet, est à la base même de la définition de la figure telle qu'elle s'est imposée à travers Sartre au XXe siècle. Or, Sartre n'a pas toujours eu raison, tant s'en faut. Néanmoins, qui réfute aujourd'hui l'importance qu'il a eue, et continue d'avoir, dans l'histoire des idées ?
La télévision de Radio-Canada fait l'objet de critiques sur la place publique pour sa couverture de l'Afghanistan. Certains jugent excessive l'attention portée à l'aspect militaire de l'engagement canadien, aux risques pris par les soldats et aux familles en deuil. Quelques critiques vont même jusqu'à parler de propagande gouvernementale.
Pour tous ceux qui suivent notre couverture de ce pays depuis maintenant six ans, il est évident qu'elle a été beaucoup plus diversifiée que cela, à commencer par les reportages réalisés sur le terrain, qui ont largement dépassé les limites des bases de l'armée. Les journalistes Céline Galipeau, Frédéric Nicoloff, Alexandra Szacka, Sylvain Desjardins, Manon Globensky, Michel Cormier et, depuis une semaine, Jean-François Bélanger, pour ne nommer que ceux-là, ont tous pris depuis 2001 des risques énormes pour rencontrer les Afghans chez eux.
Je rencontre Céline Galipeau à La petite ardoise, avenue Laurier. La journaliste prépare une nouvelle saison à la barre du Téléjournal/Le Point, édition week-end. Elle est revenue à l'animation en 2003, après des années comme correspondante à l'étranger pour Radio-Canada, à Londres, Moscou, Paris et Pékin, tout en se démarquant par des reportages en zone de conflit, notamment en Tchétchénie, en Irak et en Afghanistan. Discussion autour d'un métier passionnant.
Pionnier du potin sur internet, Matt Drudge a été le premier, en 1998,à écrire sur la robe bleue de Monica Lewinsky et la tache qu’y laissa Bill Clinton. Son type de journalisme a été dénoncé parplusieurs membres de la profession ainsi que par de nombreux politiciens démocrates, qui l’ont accusé de faire la sale besogne des conservateurs et des républicains.
Grand reporter au quotidien The Independent, Robert Fisk est chez lui au Proche-Orient. Mais pour Internet, qu’il dit ouvertement détester, et les affaires québécoises, on repassera.
Robert Fisk a couvert pour ce quotidien plusieurs guerres et conflits, chaque fois avec une rigueur qui lui a valu plusieurs prix et distinctions. Il n’est pourtant pas à l’abri de l’erreur, surtout lorsqu’il se lance à la défense de la vertu journalistique.
Dans un article publié ce week-end, il s'en prend à la direction du Los Angeles Times et du Globe and Mail. Ces deux rédactions ont modifié deux articles jugés trop polémiques qui portaient sur le génocide arménien. Le Globe, crime de lèse-majesté, a même eu l'audace de retoucher un article de Fisk en remplaçant le mot "génocide" par "tragédie".
Quebecor est-elle en train de dicter à la région de Québec quoi lire, quoi écouter, quoi regarder et, qui sait, veut-elle influencer suffisamment la population pour l’inciter à consommer ou penser comme elle le veut, voire élire qui elle veut?
Il y a quelques semaines, lors du Festival d’été de Québec, nos journalistes de MédiaMatinQuébec se sont fait refuser des entrevues par certains artistes qui, proches de Musicor ou de Quebecor d’une façon ou d’une autre, craignaient les pressions de la multinationale s’ils montraient de l’empathie ou même simplement de l’ouverture pour MédiaMatinQuébec.
J'aimais bien Paul MOREIRA lorsqu'il présentait son émission de reportages sur CANAL +, journaliste pointilleux mais sachant rester humble, il avait le mérite de nous proposer des sujets de qualité. Mais depuis qu'il a perdu son émission, je ne le reconnai plus...
Avec barbiche guevaresque et lunettes d'intello, notre journaliste s'est transformé en dandy de l'info, faux rebel et vrai narcisse. Le blog qu'il tient depuis quelques temps sur la plateforme 20 MINUTES est consternant de médiocrité: un style déplorablede collégien prépubère (prend-il ses lecteurs pour des attardés, ou écrit-il vraiment comme cela ?), une orthographe affligeante, Paul MOREIRA nous raconte sa vie, faisant semblant d'en prendre prétexte pour nous infliger ses petites leçons de la médiocrité bienpensante. Pense-t-il faire oeuvre utile ? je crois bien que c'est ça...
Le blog de Paul Moreira
Roger Duval, Granby, La Voix de l'Est
Les médias apportent avec eux leur lot de mauvaises nouvelles et on pourrait croire que tout va mal partout dans le monde. L'actualité traîne avec elle l'inquiétude, l'insécurité et la peur. Ces derniers jours, un homme a sévèrement battu sa femme et a tenté de la noyer dans un marais. La communauté a été secouée par cette nouvelle. Cet événement touche l'irrationnel. Nous restons démunis, tout comme lorsque nous apprenons qu'une femme a été poignardée plusieurs fois ou qu'on a maltraité un couple de personnes âgées [...]
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Musée d'Art contemporain de Oaxaca, OAX., Mexique © PeroBikoze

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Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann
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