Lectures
Les journalistes citoyens documentent le mondain et l’extraordinaire, fournissent des photos, des vidéos, des textes, sans rémunération. Ils acceptent de faire bénévolement ce qui épuise, jour après jour, les journalistes salariés. Leur contribution laisse perplexe ou est accueillie avec enthousiasme, selon les cas et selon les définitions que l’on donne aux mots « journalisme » et « nouvelle ». Le livre Citizen Journalism : Valuable, Useless or Dangerous? examine le phénomène, en épluchant des cas concrets.
Chercheurs et journalistes sont « condamnés » à se rencontrer, bien que leur éthique, leurs méthodes, leurs rythmes et leurs ambitions diffèrent. Des universitaires québécois explorent cette relation obligée et tendue dans L’universitaire et les médias : une collaboration risquée mais nécessaire.
Un groupe « turbulent, agité, inquiet », qui minait « la société occidentale dans ses racines les plus profondes », avait besoin d’une émission télé à sa mesure. Femme d’aujourd’hui allait donc offrir aux femmes un forum donnant « la parole aux téléspectatrices issues de tous les milieux sociaux ». Le viol, la répartition inégale du pouvoir dans le couple, le Mouvement de libération des femmes aux États-Unis et les inégalités hommes-femmes au travail font partie des sujets abordés dans l’émission phare de Radio-Canada.
Femme d’aujourd’hui est née en 1965 et a disparu des ondes en 1982. Josette Brun et Laurie Laplanche en présentent un court mais dense portrait dans un chapitre du livre « La télévision de Radio-Canada et l’évolution de la conscience politique au Québec ».
Peintre de la circonstance. Observateur passionné. La méthode journalistique de Frédérick Lavoie, auteur d’Allers simples : Aventures journalistiques en Post-Soviétie, évoque le flâneur de Beaudelaire. Il s’agit d’être en immersion puis de témoigner de ce qu’on perçoit, ressent, collecte. Voir le monde, être au centre du monde et rester caché au monde. Le monde, ici, est la Biélorussie, l’Abkhazie, la Géorgie, l’Asie centrale et la Russie, que Lavoie a parcourues pendant quatre ans, de 2006 à 2010. Beaucoup de millage dans le corps et dans le clavier, ou le crayon. Beaucoup de billets d’avion aller simple.
Par Chantal Francoeur
Une aspirante journaliste décrit son rêve: être correspondante internationale. D’autres osent à peine le dire à voix haute, de peur que leur aspiration soit jugée trop ambitieuse. Les entrevues d’admission au baccalauréat en journalisme de l’UQAM le montrent. Parcourir la planète, marcher dans les traces d’Albert Londres, George Orwell, Joseph Kessel, Anne Nivat, ça fait encore et toujours battre le cœur. Les journalistes en herbe sont-ils des romantiques utopistes?
Par Chantal Francoeur
The Sweet Sixteen: un bel objet, avec une couverture rigide et une jaquette ravissante. Le récit est écrit dans un style vif qui rend hommage à l’audace et l’intelligence des femmes journalistes pionnières. Il reste à traduire le livre, écrit en anglais mais citant en français les publications des francophones. Le Cercle de presse des femmes canadiennes a vécu 100 ans. Il a officiellement disparu en 2004. Il revit dans «The Sweet Sixteen». Et il a laissé une trace à Ottawa: sur son site web, le Media Club of Ottawa mentionne qu’il est né en 1904, et qu’il s’appelait alors le Canadian Women’s Press Club.
Par Dominique Lemoine
Les compressions budgétaires imposées par le gouvernement conservateur à CBC/Radio-Canada ne sont pas les premières attaques de l'histoire de cette famille politique contre le réseau public. D'autres conflits ont laissé des enseignements restés «sous la surface, profondément incrustés dans la mémoire et la psyché organisationnelle de la CBC», explique David Taras dans Power and Betrayal in the Canadian Media.
Par Chantal Francoeur
Les histoires à la «David contre Goliath» font des bons reportages. Une victime, un abuseur, une lutte inégale: des ingrédients parfaits pour attirer l’attention, l’empathie, des réactions. Les journalistes vont couvrir plusieurs histoires de ce type au cours d’une carrière. Pour réaliser souvent que le cliché est encore plus cliché que ce à quoi ils s’attendaient, mais plus complexe, et plus touchant.
Par Chantal Francoeur
Chacun sa méthode. Chacun sa façon de la décrire. Pour la cueillette, «tu plantes ton thermomètre et tu prends la température de la situation», explique un vétéran. Après, pour l’écriture? «Tu fais comme un sculpteur. Tu t’attaques à ton matériel comme si c’était une grosse pierre et tu tailles le bloc. Jusqu’à ce que l’œuvre émerge», dit un autre vétéran. De vrais conseils entendus dans une salle de nouvelles montréalaise.
Par Chantal Francoeur
«Nous, journalistes: déontologie et identité» est un livre sur la déontologie qui parle peu de déontologie. Car selon Denis Ruellan la déontologie n’est pas seulement une liste de devoirs éthiques. C’est surtout une discussion établissant qui sont les personnes pouvant se déclarer «journaliste». Un débat incessant permettant à la profession journalistique de s’adapter et de se transformer. Pour Ruellan, la déontologie journalistique est un «rituel bavard», et une manière de dire «Nous, journalistes».
Lectures

Responsable de section: Chantal Francoeur. Professeure à l'École des médias de l'UQAM, Mme Francoeur était, jusqu'en mai 2010, journaliste d'enquête à la radio de Radio-Canada. Elle s'intéresse particulièrement à la convergence, aux radiodiffuseurs publics, aux méthodes journalistiques et à la culture audio.

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
| ___________________________ | |||
| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme. | |||




