Lectures
XXI fête son premier anniversaire. Zoom sur un journal hors normes, qui remet à l'honneur les grands récits et les reportages au long cours.
Dans un numéro consacré au thème “Parler politique en ligne”, la revue française Réseaux explore les considérations démocratiques du Web 2.0, à la lumière de travaux récents d’origines diverses.
Extrait du texte de présentation (accessible sans frais): “Bien que la discussion politique soit depuis longtemps considérée par les théoriciens comme un élément constitutif de la démocratie, peu de recherches empiriques la documentent. En tant que mode de participation politique, elle est, par exemple, beaucoup moins étudiée que les autres types de participation comme l’acte électoral, l’adhésion à une organisation partisane ou les manifestations, et semble constituer, selon l’expression de Bennett et al., un « territoire inexploré ».”
La Première Guerre mondiale a fait naître dans son sillage des journaux contestataires dont le Canard enchaîné est un bon exemple. Or le conflit s’est terminé il y a maintenant 90 ans et le Canard lui, est toujours actif dans le paysage médiatique français. Pourquoi? C’est à cette question que Laurent Martin tente de répondre dans son ouvrage LeCanard enchaîné ou les fortunes de la vertu. Histoire d’un journal satirique 1915-2000(1), publié en 2001.Ce livre, qui est en fait une version raccourcie de sa thèse de doctorat, est la première monographie à retracer le parcours complet de l’hebdomadaire gauchiste qui occupe pourtant, depuis près d’un siècle, une place bien particulière dans le paysage médiatique français. Pour cette raison, il nous a semblé de mise d’en dresser un bref compte-rendu.
Pour marquer son départ de Reporters sans frontières, Robert Ménard publie Des libertés et autres chinoiseries (Robert Laffont). Un livre bilan.
Robert Ménard est devenu, au fil du temps, une personnalité très médiatisée en France, et partout dans le monde. C'est normal, il a fondé en 1985 Reporters sans frontières, l'ONG la plus importante de défense de la liberté de la presse.
Durant 23 années, il a parcouru le monde, publié des centaines de communiqués, organisé des dizaines de manifestations dans le but de libérer des journalistes emprisonnés ou pour venir en aide à des journaux interdits.
Tout en faisant le bilan de son action à la tête de Reporters sans frontières, Robert Ménard profite de l'occasion pour régler des comptes avec quelques journalistes et certains hommes politiques.
Elle doit intéresser, susciter la curiosité, être vendeuse, sexy, voyante, bref la une d’un magazine ou d’un journal doit tout faire pour ne pas passer inaperçue. Dans le lot qui nous a été servi cette année, en voici quelques-unes qui se sont démarquées... pas nécessairement pour les bonnes raisons.1-Obama = terroriste. New Yorker, édition du 21 juillet. À chacun son scandale. Charlie Hebdo a eu celui des caricatures de Mahomet en 2006, le New Yorker celui de son dessin satirique du 21 juillet dernier. L’illustration pleine, signée Barry Blitt, montre un Barack Obama en djellaba et turban, sandales aux pieds, tapant son poing contre celui de sa femme Michelle, déguisée en égérie des Black Panthers, coiffure afro et AK-47 en bandoulière. Le couple se tient debout au milieu du bureau ovale, un portrait de Ben Laden accroché au mur, un drapeau américain brûlant dans la cheminée. Avec cette image, le prestigieux magazine démocrate voulait dénoncer l’odieuse campagne de déstabilisation menée par la droite américaine. La satire aura plutôt eu l’effet d’une bombe… qui a complètement raté sa cible.
1- Le multitoutte - Le terme consacré est «multiplateforme». Objet non clairement identifié, censé représenter l’avenir, obsession des entreprises, angoisse des syndicats et terrain fertile pour les jeunes au statut précaire prétendument nés avec une caméra dans une main et une souris dans l’autre. L’information doit se conjuguer sur tous les supports. Les journalistes de La Presse canadienne enregistrent et filment maintenant les événements. Cyberpresse est en pleine explosion. À The Gazette, le multiplateforme était un enjeu du conflit de l’automne. Il est aussi au cœur des négociations au Journal de Montréal, car Pierre-Karl Péladeau veut beaucoup de multitoutte pour ses futurs cellulaires. Prédiction : le multitoutte fera partie des tendances annuelles du Trente pour les cinq prochaines années!ProjetJ/PNCP |
Que reste-t-il du journalisme d’information ?
Consultés au cours de l’automne 2006, des lecteurs, auditeurs et
téléspectateurs de la région de Québec portent un regard critique et
lucide sur l’identité plurielle des nouvelles produites tous les jours
par les médias généralistes. Leur attachement à un modèle idéal de
journalisme noble, désintéressé et au service de la démocratie n’a
d’égal que leur perplexité face à la mixité croissante des catégories
médiatiques et des genres journalistiques. Souvent incapables de
définir avec précision ce qu’on appelle aujourd’hui « le journalisme »,
le discours des récepteurs laisse plutôt poindre un sentiment général
de dégradation des pratiques professionnelles. Au coeur de leurs
inquiétudes, la montée en puissance de l’opinion, l’attrait grandissant
pour le divertissement et, plus encore, la multiplication des messages
à saveur promotionnelle. À travers ce livre, les membres du Groupe de
recherche sur les pratiques novatrices en communication publique (PNCP)
tentent de comprendre jusqu’à quel point l’ampleur du phénomène
d’hybridation des contenus contraint les citoyens à adapter – sinon à
revoir – leur système de « décodage » des médias. Même la presse dite
de référence ne ferait aujourd’hui plus exception à cette remise en
question.
Le Journal Mitoyen | Ce ne serait pas tant l’arrivée des nouvelles technologies ou la convergence des médias qui auraient transformé la profession, selon le journaliste Samuel Freedman. S’il remarque que le journalisme a généralement perdu en qualité, c’est pour lui dû à une dévalorisation du métier dans l’opinion publique et à la popularité d’une tendance journalistique alliant cynisme, manque de rigueur et platitude stylistique.
Le journalisme est un métier qui s’apprend avant tout par l’expérience. Samuel G. Freedman — journaliste au New York Times et professeur de journalisme à la Columbia School of Journalism — l’a bien compris. Dans Letters to a Young Journalist, publié en 2006, il se tient donc loin de la théorie et se charge plutôt de dévoiler, avec grande générosité, ses impressions sur la profession. Pour ce faire, il se base sur 35 années d’expérience, que l’on devine riches en apprentissages.
Les journalistes Karl Laske et Laurent Valdiguié publient chez Stock "Le vrai Canard", une enquête sur les coulisses de l'hebdomadaire satirique, son fonctionnement et ses scoops, dont L'Express révèle des extraits dans son édition en kiosque jeudi.
Colette Brin, ProjetJ | Patrick Bourgeois, fondateur du journal indépendantiste Le Québécois, vient de publier un essai intitulé La Nébuleuse. L'ouvrage traite essentiellement de Jean Charest en tant qu'acteur politique, mais selon ce blogueur, "également en tant qu’acteur d’un vaste réseau de relations non
recommandables qui permet aux fédéralistes de s’enrichir aux dépens du
peuple". On y retrouvera des thèmes déjà explorés par Bourgeois dans ses articles, soit la valeur élevée des résidences du premier ministre comparativement à ses revenus, ainsi que l'appui implicite que lui accorderaient certains médias. Lancé en pleine campagne électorale, cet ouvrage suscitera sans doute des réactions des milieux politique et médiatique.Lectures

Responsable de section: Chantal Francoeur. Professeure à l'École des médias de l'UQAM, Mme Francoeur était, jusqu'en mai 2010, journaliste d'enquête à la radio de Radio-Canada. Elle s'intéresse particulièrement à la convergence, aux radiodiffuseurs publics, aux méthodes journalistiques et à la culture audio.

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
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| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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