Lectures
On sait peu de choses du richissime citoyen de Sagard, Paul Desmarais. On sait toutefois que son empire, Power Corporation, possède notamment de grosses compagnies d'assurance et de services financiers (Great-West, London Life, Groupe Investors, Mackenzie), ainsi que Gesca, éditeur de sept quotidiens francophones (dont La Presse).
Faisant table rase du passé et des idées reçues, ce guide rassemble et analyse toutes les informations indispensables pour exercer aujourd’hui les nombreuses spécialités de photographe professionnel : statuts, formation, droits & devoirs, tarifs et facturation…
Ce guide intégre et décrypte les nombreuses conséquences de l’avènement des technologies numériques de prise de vue, d’impression et de communication qui viennent de révolutionner le métier de photographe. Fruit de l’expérience de l’auteur (photographe, dirigeant d’une grande marque photo, journaliste et formateur), ce guide est riche de témoignages, de données chiffrées actualisées, d’exemples récents de documents immédiatement utilisables et de conseils pratiques. Il contient un annuaire actualisé de tous les acteurs qui jouent un rôle clé dans la chaîne de l’image.
Ce guide a pour ambition d’être au quotidien un outil précieux pour les photographes, mais aussi pour tous ceux qui font appel à leurs services et qui collaborent avec eux.

Dominique Le Fouler, Éditions du Puits Fleuri, 320 p.
On vit une époque paradoxale. Ainsi, même si plusieurs prédisent la mort du papier journal, mercredi dernier on s'arrachait les quotidiens américains au lendemain de la victoire de Barack Obama.
De même, on entend dire que le livre est en perte de vitesse, mais le Salon du livre de Montréal fera encore courir les foules la fin de semaine prochaine, et à Montréal la Grande Bibliothèque est un énorme succès.
* La Bataille de l'imprimé
(...) Même s'il égrène généralités et banalités sur le métier de journaliste, bousculé par le succès des gratuits et de l'information instantanée en ligne, ou sur la course à l'audience que mènent les journaux télévisés, C'est vrai que la télé truque les images ? ne manque pas d'intérêt. Plus que les réponses, ce sont les questions qui retiennent l'attention, par ce qu'elles révèlent de l'image trouble qu'ont les médias dans l'esprit d'un jeune lecteur et téléspectateur d'aujourd'hui.
De nombreuses nouvelles révélations inédites sur ce qu’on appelle dorénavant : l’Affaire Jeanson.Septembre 2007 : le scoop entourant le dopage de Geneviève Jeanson éclate au grand jour. Pendant un an et demi, le journaliste Alain Gravel a mené une enquête serrée autour du mystérieux cas de la cycliste Geneviève Jeanson. Le scoop qui en est ressorti dans le cadre de l’émission Enquête, a ébranlé tout le milieu sportif et le grand public québécois : Geneviève Jeanson a admis s’être dopée durant toute sa carrière, que ce soit chez les juniors, les amateurs ou les professionnels.
Alain Gravel a rencontré Geneviève Jeanson à de nombreuses reprises. Tout en gardant sa distance journalistique, il s’est tour à tour pris d’affection pour « la p’tite Jeanson », tout comme il s’est parfois senti berné par tous les mensonges l’entourant.
L’intention principale de ce livre est d’introduire à l’étude des médias du Québec. Il présente l’évolution sociale et historique de la presse écrite depuis 1960, de la radio, de la télévision et d’Internet depuis leur apparition à aujour- d’hui, et ce, sans oublier les médias communautaires et alternatifs. Une grande importance est accordée aux enjeux et défis que traversent ces médias de nos jours. Cet ouvrage aborde également les théories de la communication ainsi que la question du journalisme à l’ère d’Internet. Il trace aussi les grandes lignes de la « société de l’information et de la communication ». Rare sont les livres qui couvrent les principales dimensions de ce sujet au Québec. Celui-ci vise à combler cette lacune à l’aide de la sociologie.
Alain Pilon 2008, 264 pages
Marc-François Bernier, ProjetJ | « Plusieurs chercheurs et observateurs des médias soutiennent depuis des années que la concentration et la convergence des médias ont des impacts sur la qualité, la diversité et l’intégrité de l’information. Cet ouvrage présente les conclusions d’une vaste enquête principalement auprès de journalistes à l’emploi de Quebecor, Gesca et de la Société Radio-Canada. Autocensure, autopromotion, détournement de la mission de service public du journalisme afin de satisfaire la soif de profit des actionnaires, malaise, voire détresse professionnelle, sont au programme. Il ressort de cette radiographie que les journalistes aimeraient faire un meilleur travail, mais qu’ils sont souvent empêchés, non par les lois, les annonceurs ou la partisannerie politique, mais par leur propre entreprise de presse. Pour la première fois, nous pouvons dresser le portrait des opinions et des attitudes des journalistes professionnels qui oeuvrent dans les grands conglomérats médiatiques du Québec ».
On peut ajouter que l'ancien premier ministre Bernard Landry signe une préface qui favorise « une certaine révision réglementaire et législative en particulier par rapport à la concentration qu'il faudrait mieux réguler sans annuler pour autant les aspects positifs qu'elle comporte ». Il ajoute que « Les entreprises privées de presse devraient elles-mêmes amorcer solidement, comme certaines l’ont déjà fait, des efforts de codification éthique beaucoup plus élaborés et mieux connus du public et s’engager carrément à ne jamais sacrifier le devoir d’une information de qualité à l’intérêt des leurs actionnaires ou à la recherche d’influence indue, politique ou idéologique.»
Finalement, il écrit « Les syndicats devraient s’imposer le même genre de devoir que les patrons et songer, sans renoncer à l’idéal et aux actions syndicales classiques, à se tourner vers des approches plus « corporatistes » dans le bon sens du terme, c’est-à-dire songer à un type d’ordre professionnel qui protégerait ses membres mais aussi les intérêts du public et des individus desservis ».
L'introduction du livre disponible ici, en format pdf.
Marc-François Bernier, professeur à l’université d’Ottawa, publie Journalistes au pays de la convergence. Sérénité, malaise et détresse dans la profession aux Presses de l’Université Laval. Cet ouvrage fait état d’une vaste recherche auprès de journalistes syndiqués du Québec sur la concentration et la convergence des médias. L’auteur y constate que «(…) les critiques et les taux d’insatisfaction des journalistes de Quebecor sont plus importants que ce qui est observé dans les autres conglomérats médiatiques que sont Gesca et la Société Radio-Canada.»
Ce livre est le terrain de ceux qui, l’espace d’un récit, ont bien voulu déposer leur attirail de grands reporters pour nous confier un temps fort de leur propre histoire. Pleiku 72, Berlin 89, Paris 96, Gaza 06, Kaboul 89, Beyrouth 82 – vous traverserez ces pages comme un champ de bataille où, en plein carnage, se livre une lutte essentielle pour la dignité. Dans l’urgence et la nécessité, il s’agit d’être là, de prendre « la place du mort », pour tirer quelque chose du chaos.
Massacres, exécutions, cris, haine, destruction, peur – que vont-ils faire de toute cette horreur ? Parce qu’ils sont là, dans les mailles de l’Histoire en train de se faire, les grands reporters témoignent, rapportent sur le vif les dates, les noms, les rouages d’une actualité. Mais surtout, à leur retour, ces hommes ont quelque chose à dire – sur le monde, sur l’autre, sur nous-mêmes. Chaque récit délivre une parole singulière et pas un ne se laisse confondre ; mais tous nous disent, et c’est à la fois heureux et désolant, de quoi nous sommes faits.
Cette révolution de support autour du papier électronique pose aussi le problème du modèle économique et des ressources financières, car Internet, qui coordonne autour de lui ce nouveau modèle économique et technologique, cette nouvelle révolution culturelle, véhicule un modèle de communication individuel « hétérarchique » associé à une gratuité utopique et illusoire. Dans le secteur de la presse et de l’information, qui pourra jouer le rôle de vérificateur de source, d’enquêteur de faits et gestes significatifs, de passeur de connaissances ? Un rôle joué par le journaliste, mais aussi par le professeur à l’école ou à l’université, par le savant dans un centre de recherche. Que deviendra la presse d’information qui analyse, commente et interprète les événements, et est indispensable au bon fonctionnement démocratique de notre monde qui vit au jour le jour, sans rendre compte de l’épaisseur de la réalité ? Cette problématique est la même dans l’imprimerie ou l’édition qui manque d’« éditeurs ». Le rôle de médiateur semble se redéfinir à la dimension personnelle et individuelle et non plus à travers le corps d’unmétier particulier qui implique des critères d’apprentissage et de compétences, et qui véhicule des valeurs éthiques d’objectivité. L’information qui devrait être la base de la connaissance et du savoir se heurte à la dictature de l’opinion, faillible, où chacun détient un morceau de la vérité et voit le monde par le petit bout de la lorgnette. La connaissance, elle, est universelle et vérifiable et s’associe le plus souvent à la « raison raisonnable », premier pilier de la démocratie, comme disait Habermas. La liberté individuelle semble centrale dans cette nouvelle réalité qui nous ouvre à un « univers à finalités ouvertes », dont nous essayons de dessiner les limites techniques, culturelles et morales à travers ce livre. Éric Le Ray
* La bataille de l’imprimé à l'ère du papier électronique.
Sous la direction d’Éric Le Ray et Jean-Paul Lafrance, 264 p.
Lectures

Responsable de section: Chantal Francoeur. Professeure à l'École des médias de l'UQAM, Mme Francoeur était, jusqu'en mai 2010, journaliste d'enquête à la radio de Radio-Canada. Elle s'intéresse particulièrement à la convergence, aux radiodiffuseurs publics, aux méthodes journalistiques et à la culture audio.

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
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| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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