Lectures
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En pleine nuit duplessiste, quelques bouquets de noms, comme autant d'étincelles, jetaient les premières lueurs annonciatrices de la grande clarté à venir. À ces noms - d'André Laurendeau à Françoise Sullivan, en passant par Judith Jasmin - il faut désormais ajouter celui d'Adèle Lauzon, oubliée par l'histoire, rappelée à nous par une autobiographie « Pas si tranquille », publiée par Boréal.
Réfugiés climatiques de Collectif Argos. Pendant quatre ans, le collectif Argos est allé à la rencontre des premiers “réfugiés climatiques”, ces hommes et femmes déjà poussés à l'exil à cause du réchauffement du climat.
Selon l’ONU, environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés d’ici à 2050. Pendant quatre ans, le collectif Argos est allé à la rencontre des premiers “réfugiés climatiques”, ces hommes et femmes déjà poussés à l’exil à cause du réchauffement du climat. De l’Alaska où se pose le problème du dégel des sols arctiques, aux îles Tuvalu, Maldives et Halligen pour illustrer la montée du niveau des océans, en passant par le Tchad et la Chine gagnés par la désertification, le Bangladesh qui subit l’inondation des deltas, le Népal victime de la fonte des glaciers, enfin les Etats-Unis où les cyclones sont de plus en plus violents. Soit, au terme de ce périple : neuf escales afin d’éveiller les consciences sur l’ampleur prévisible des mouvements de population et la perte d’une pluralité ethnique et culturelle.
Si vous ne savez pas encore pourquoi votre journal vous tombe des mains, alors lisez Les Médiacrates de Jean Nouailhac, et vous comprendrez. La critique du journalisme est devenue un genre à part entière de la littérature d'essai. Les Médiacrates s'inscrit dans la lignée des Chiens de garde en pointant du doigt les plaies du "maljournalisme" : déontologie vacillante et à géométrie variable, précipitation, mélange des genres, chauvinisme, compassion facile, relais docile de la langue de bois officielle, emprise des grands groupes industriels sur les organes de presse... Les maux sont connus depuis longtemps. Nouailhac répertorie, à l'aide de moult exemples, les petites et grandes dérives de la profession."Le président et moi", chronique de 10 années passées aux côtés de Nicolas Sarkozy par Philippe Ridet.
Encore un livre sur Sarkozy...
Encore un livre de journaliste... Pfuiit...
2 bonnes raisons de ne pas le lire penseront certains. Et bien ils auront tort. Tous ceux en tout cas qui s'intéressent à la pratique du journalisme politique et à la façon dont Nicolas Sarkozy a fait incontestablement évoluer notre métier.
Philippe Ridet n'est pas un inconnu pour les lecteurs du "Monde". Journaliste au service France depuis 2002, il couvre l'actualité de la droite depuis 1995. Et donc Nicolas Sarkozy. Dans son récit, qui paraît chez Albin Michel aujourd'hui, il raconte avec la distance et l'ironie qui caractérisent son écriture la longue course du candidat avant l'élection présidentielle, sa fusion avec les journalistes et son éloignement depuis son installation à l'Elysée. Philippe Ridet raconte tout. L'ambiance et le fond. Et, tel le narrateur d'"A la recherche du temps perdu", il finit par avouer :"J'ai consacré une grande part de ma vie professionnelle à ce personnage "qui n'était pas mon genre"."
Stéphane Baillargeon, Le Devoir/Vigile.net |Neuf cent un mémoires ont été présentés à la commission Bouchard-Taylor. En voici deux de plus. Enfin presque.
Circus Quebecus (Boréal) et Le Québec sur le divan (Les Éditions Voix parallèles) paraissent en même temps et partagent quelques points communs. D’abord, le sujet : « le malaise du peuple québécois » selon le premier essai ; les « raisonnements de psys sur une société en crise » d’après le second.
Ensuite, une certaine impression de grande société du spectacle : Circus Quebecus exploite la métaphore tout au long de ses chapitres pour présenter les acteurs de la pantalonnade comme autant d’équilibristes, de contorsionnistes, de femmes à barbe et de dompteurs de lionnes ; le Divan se permet au moins une allusion directe à cette allégorie, page 35 : « Et le cirque commence, installant son chapiteau dans les différentes régions de la province ». Les beaux esprits se rencontrent.
Tous les médias sont-ils de droite ? Évidemment, non. Du moins si l’on s’en tient aux orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les médias dominants non seulement se comportent en gardiens du statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme même de l’élection. Ce sont ces tendances qui font l’objet du présent ouvrage : la primauté accordée aux jeux politiciens sur les enjeux politiques ; la personnalisation outrancière au détriment de la présentation de projets ; l’atrophie de l’espace médiatique au bénéfice des candidats du bipartisme ; la réduction du « politiquement pensable » et sa confiscation par les cercles de prétendus experts.
Je vais parler d’un bouquin que je n’ai pas lu. Ce n’est pas bien. En
fait, je vais évoquer un bouquin paru en Angleterre qui se livre à une
analyse décapante des renoncements et glissements divers qui ont
conduit les médias à ne (presque) plus produire d’informations.
Le bouquin s’intitule Flat Earth News et il a été écrit par le journaliste Nick Davies. Le compte-rendu qu’en fait la London Review of Books est en lui-même passionnant. Je vous livre notamment cet extrait:
Le groupe « Rémy Bricka » a interrogé les délégués de l’AJP et a recueilli nombre de témoignages. Il a décidé de fournir aux journalistes et à leurs délégués de rédaction ce « Manuel de survie ». Ce manuel liste non seulement les enjeux et questions auxquels il s’indique d’être attentif, mais il a aussi pour ambition d’apporter des pistes de réponses, balises et conseils.L’AJP ne détient pas toutes les réponses : elle souhaite par ce document que les rédactions se réapproprient le débat, imposent leurs critères de qualité et maîtrisent à leur niveau les enjeux professionnels, qui restent plus que jamais de leur responsabilité. Elle souhaite également initier avec ses membres et les représentants des rédactions un dialogue permettant à terme de négocier de nouvelles conventions collectives de travail.
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Responsable de section: Chantal Francoeur. Professeure à l'École des médias de l'UQAM, Mme Francoeur était, jusqu'en mai 2010, journaliste d'enquête à la radio de Radio-Canada. Elle s'intéresse particulièrement à la convergence, aux radiodiffuseurs publics, aux méthodes journalistiques et à la culture audio.

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
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| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
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