Lectures

mars 14, 2008
- Journalistes en équilibre instable | Jean-François Dumont
- «Les journalistes doivent apprendre à dialoguer avec leur public» | La rencontre de Stéphane Renard avec Alain Gerlache
- A-t-on vraiment «la presse qu'on mérite»? | Alain Guillaume
- «La maîtrise de la langue est une des clés de la réussite» | Une interview de Thomas Gergely - Propos recueillis par Michèle Michiels
- Couper le cou aux rumeurs, mythes et autres caricatures | Philippe Coulée
- La presse, pilier fragile de la démocratie | Jacques Rifflet 
mars 12, 2008 - Posted by Frederick Bastien
Frédérick Bastien, ProjetJ.ca |

En dépit de la montée en puissance de l’information télévisée, de la multiplication des nouveaux médias et des restructurations majeures qui ont affecté l’industrie de la radio privée au cours des dernières années, le journalisme radiophonique a toujours sa place. Et Dominique Payette, une professionnelle du métier qui œuvre aujourd’hui en milieu universitaire, le rend plus vivant que jamais.
mars 06, 2008
Jade Lindgaard, Mediapart.fr |

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Par ailleurs, il est difficile de savoir ce qu’on entend par « journalisme » aux Etats-Unis. Le Washington Post a révélé l’existence des prisons secrètes de la CIA, Jane Mayer a fait connaître la torture dans les prisons secrètes de la CIA et à Guantanamo dans le New Yorker : il y a eu de l’excellent journalisme. Mais les médias, aux Etats-Unis, c’est la télévision ! Il y a une étrange coexistence entre, d’un côté, la presse écrite qui sort des informations et des enquêtes et, de l’autre, la radio, les médias électroniques et la télévision, les médias émotifs qui parlent de complètement autre chose. L’écrit, ce n’est pas émotif. Le journalisme d’investigation est austère. Ce sont les faits, rien que les faits.

Quand nous faisons du journalisme d’investigation, nous pensons que ces faits vont être repris par des médias plus émotifs, que les gens vont s’en emparer et hurler : « c’est un scandale ! »,  et qu’ils vont demander des comptes. Mais c’est exactement ce qui ne s’est pas produit aux Etats-Unis. Ce qui scandalise les présentateurs télé n’a rien à voir avec ce que révèle le journalisme d’investigation. Cela explique en partie pourquoi se perd le lien logique entre la révélation d’un fait scandaleux et l’action entreprise pour y mettre fin. Depuis le début de la campagne présidentielle américaine, les candidats n’ont pas senti le besoin de prendre position contre la torture. Même chez les démocrates. Parce que ce qui excite les présentateurs télé de CNN ou de Fox News, ce n’est pas la torture, c’est l’immigration, le terrorisme et la pédophilie.
mars 04, 2008
Pierre Péladeau a commencé en affaires avec un prêt de 1 500 $octroyé par sa mère. Il a racheté le Journal de Rosemont en 1950, puis s’est emparé de quatre autres hebdos en moins de deux ans. Il a par la suite fondé le Journal de Montréal en deux jours et mis sur pied la plus grande imprimerie du monde en quatre décennies. Parti de rien, il a bâti un empire qui s’étend aujourd’hui sur trois continents et quelque 17 pays.

Première biographie véritablement non autorisée du personnage, Péladeau. Une histoire de vengeance, d’argent et de journaux documente la fulgurante ascension de l’homme d’affaires le plus controversé du Québec et l’édification de Quebecor, son entreprise. Fruit du méticuleux travail journalistique de Julien Brault, cet ouvrage captivant traite de sujets inédits tels que son rôle d’imprésario auprès du compositeur André Mathieu, de même que de ses quotidiens avortés en Abitibi, au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis.
mars 04, 2008
Daphné Bédard, Le Soleil |

En 2004, Diane Vincent publiait Fréquences limites : La radio de confrontation au Québec, une étude du style des animateurs de radio Jean-François Fillion et André Arthur. Elle poursuit son analyse des médias avec La radio X, les médias et les citoyens. Dénigrement et confrontation sociale, un ouvrage sur le discours qui a entouré la manifestation pro-CHOI à l’été 2004.

Plusieurs choses ont été dites dans les médias et le public au sujet de cette manif. C’est ce qu’ont analysé la professeure de linguistique à l’Université Laval, Diane Vincent, et les coauteurs Olivier Turbide et Marty Laforest. Pour écrire l’essai, divisé en six chapitres, les chercheurs ont étudié des enregistrements de l’émission Le monde parallèle de Jeff Fillion, des extraits du site Internet choiradiox.net, des textes du CRTC, des articles et des lettres ouvertes publiés dans des journaux du Québec, ainsi que des courriels adressés à des organismes ou à des «victimes» de l’animateur.

«Ce qui nous intéressait, ce n’était pas le langage de Jean-François Fillion comme tel mais le phénomène social qui se créait autour de lui, de la station, de son personnage», dit Mme Vincent.
mars 04, 2008 - Posted by Frederick Bastien
Radio-Canada.ca |

En janvier 2007, l'Agence France-Presse (AFP) fêtait ses 50 ans. Cette agence de presse généraliste fournit dépêches, photographies, infographies et vidéos par satellite aux télévisions, radios, quotidiens, hebdomadaires et sites Internet du monde entier.  Elle le fait même en six langues: français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe. Ses quelque 2000 journalistes sont déployés sur tous les continents.

Jacques Thomet, qui y a effectué toute sa carrière, s'est penché sur son histoire dans le livre AFP: les soldats de l'information.
mars 03, 2008
Dominique Augey, François Demers et Jean-François Tétu

Cet ouvrage complète le cycle de recherche entrepris en 2002 par le Réseau d’études sur le journalisme (REJ) sous le thème «Hybridation et création des genres médiatiques». Le REJ a publié en 2005 un premier ouvrage issu de ces travaux sous le titre: Le journalisme en invention, nouvelles pratiques, nouveaux acteurs, qui réunit les analyses de plusieurs équipes sur des phénomènes observés en France. Ce second livre élargit la scène à d’autres lieux du monde où ont émergé de nouveaux genres de journalisme et où l’on rencontre des hybridations parfois innovantes, parfois surprenantes. Ce que désigne le terme «journalisme» paraît encore plus large et changeant. Cette diversité liée à la géographie, à l’histoire et aux différences culturelles et sociales multiplie les objets, les énonciations, les stratégies et les conceptions nationales à prendre en compte pour étudier le journalisme et les recherches qui lui sont dédiées. Dans des contextes différents et en changement, le centre fondateur du journalisme demeure en Occident, d’où a émergé une conception dominante fortement liée à une vie politique et étatique. C’est ce qu’illustre ce livre qui présente quelques figures de la réalité contemporaine du journalisme en divers lieux du monde.
févr. 12, 2008 - Posted by Colette Brin
Serge Faubert, Bakchich TV |

Philippe Cohen et Elisabeth Lévy, tous deux journalistes, ont entrepris de pointer les travers de leurs confrères dans un livre au titre sans appel « Notre métier a mal tourné ». La plume, implacable, touche souvent juste. Un tableau édifiant de la grande misère du journalisme contemporain.
févr. 07, 2008 - Posted by Colette Brin
AgoraVox

A propos de "Notre métier a mal tourné, deux journalistes s’énervent", de Philippe Cohen et Elisabeth Lévy. (...)

Les meilleurs chapitres de cet ouvrage ne sont pas ceux, presque purement factuels, qui se livrent à une longue description des péripéties qu’ont connues les rédactions de trois grands quotidiens (Le Monde, Libération, Les Echos) et qui intéresseront néanmoins, n’en doutons pas, la profession et la para-profession citoyenne, mais plutôt ceux qui contiennent l’analyse des auteurs sur l’évolution de leur métier et les hypothèses qu’ils formulent sur son évolution présente et à venir que j’ai tentées de résumer ici (deuxième partie p.101 à 139 en particulier). C’est ainsi que cet ouvrage constitue la meilleure illustration du plaidoyer des auteurs en faveur d’un journalisme réfléchi, ouvertement idéologique, incarné, plutôt que purement et abstraitement factuel.
févr. 04, 2008
Louis Cornellier, Le Devoir |

Avec Du journalisme en démocratie («Petite bibliothèque Payot», 2006) et Une histoire politique du journalisme, XIX-XXe siècle («Points», 2007), la jeune universitaire française Géraldine Muhlmann renouvelle brillamment le discours critique sur le journalisme. Armée d'une culture littéraire, philosophique, politique et journalistique phénoménale et d'une acuité analytique remarquable, elle veut penser «le sens politique de l'activité journalistique» en évitant les écueils de la naïveté démocratique (les journalistes comme gardiens ultimes de la liberté d'expression) et du pessimisme chagrin, selon lequel le journalisme est à la solde des puissants et contribue à l'homogénéisation de l'espace public.
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Responsable de section: Chantal Francoeur. Professeure à l'École des médias de l'UQAM, Mme Francoeur était, jusqu'en mai 2010, journaliste d'enquête à la radio de Radio-Canada. Elle s'intéresse particulièrement à la convergence, aux radiodiffuseurs publics, aux méthodes journalistiques et à la culture audio.

      

   

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.

Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann