Lectures

janv. 21, 2008
Editions-harmattan.fr |

Les récentes prises d'otages de journalistes français et étrangers ont mis en lumière les terribles conditions de travail des grands reporters. Chaque année, ce sont environ 100 professionnels de l'info qui tombent sur les différents théâtres de guerre et pas une semaine ne passe sans qu'un de ceux-ci soit enlevé, blessé ou emprisonné. En remontant le temps jusqu'aux pionniers (1850), Alexandre Janvier décrit donc l'évolution et les coulisses d'une profession qui fascine toujours les foules.
janv. 21, 2008
Pascal Lapointe, Sciencepresse.qc.ca |

RALEIGH, Caroline du Nord (Agence Science-Presse) - Les blogues sauveront-ils le journalisme scientifique? Chose certaine, aux États-Unis, on est en train d’assister à un basculement des pouvoirs : tandis que les blogueurs expérimentent à fond de train et vont chercher un public déjà motivé, les médias, eux, en sont encore à se questionner.

« Le New York Times a fait beaucoup de chemin depuis trois ans, décrit Tom Levenson, enseignant au MIT, en donnant en exemple le blogue du journaliste Andrew Revkin, qu'il voit comme un modèle d’appropriation de la blogosphère. « Mais leur ADN est encore un vieil ADN. »
janv. 21, 2008
Anaëlle Verzaux, Bakchich.info |

Il paraît que le boulot des journalistes, c’est d’informer. Le public, lui, y croit de moins en moins. Selon un sondage TNS-Sofres (publié dans La Croix) réalisé en février 2007, à la question « Pensez-vous que les journalistes résistent aux pressions politiques ? », 63 % des sondés répondent NON. « Pensez-vous qu’ils résistent aux pressions de l’argent ? », 60 % de NON.

Mais du côté coulisse de la scène médiatique, on s’entête à désinformer. Les chefs obéissent aux chefs et les petits copient ou se plient. L’argent, les honneurs, la fierté d’en être. Jusqu’à un certain point. Le 16 janvier 2008, paraît enfin un livre qui démonte la fabrique de l’info à TF1, écrit par ses acteurs, un collectif ( ?) réunis sous un pseudo évocateur, Patrick Le Bel. (« Madame, Monsieur, Bonsoir… » Les dessous du premier JT de France, aux éditions Panama).
janv. 17, 2008
G.L., Bibliobs.com |

Il y est question des bagnes de Sibérie et de ce que savait Anna Politkovskaïa, de l'indépendance de Michel Onfray et de certaines de ses contradictions, ou encore des seigneurs de la drogue au Mexique. Sorj Chalandon revient sur l'assassinat d'un haut responsable de l'IRA, tandis qu'Emmanuel Carrère part sur les traces d'un aventurier russe, à la fois romancier culte de Houellebecq, ancien mercenaire en Serbie et opposant au régime de Poutine...

On le comprend vite: dans le n°1 de «XXI», en librairie ce 17 janvier 2008, les sujets retenus par Patrick de Saint-Exupéry (rédacteur en chef) sortent souvent des sentiers battus. Et comme la mise en page est léchée, les articles fort bien écrits et les illustrations originales, difficile de ne pas tirer son chapeau à cette revue naissante qui - sans être littéraire au sens le plus convenu du terme - publie à la fois des journalistes et des écrivains, des photographes et des dessinateurs de BD. Façon novatrice de rappeler que le journalisme en général, et le reportage en particulier, peuvent bien être des genres de littérature tout en s'obstinant à nous donner des nouvelles du monde.

Enquêtes, reportages, histoires humaines fondées sur des rencontres humaines... C'est bien avec une essence du journalisme qu'il s'agit ici de renouer. Aux commandes, Laurent Beccaria - qui est également à la tête des éditions des Arènes - dirige la publication de «XXI». Il s'explique ici sur les ambitions et la singularité de sa revue dans notre paysage éditorial. En annonçant une «information grand format».

janv. 14, 2008
Collection Que sais-je? |

Ouvrage d'intérêt à ceux qui s'intéressent au journalisme d'investigation: ce livre propose une comparaison et une analyse des révolutions américaine et française dans le journalisme contemporain.
janv. 14, 2008
VLB Éditeur, Aimé-Jules Bizimana |

Tout au long de la Deuxième Guerre mondiale, c'est par les reportages de correspondants de guerre de la radio et de la presse écrite comme Marcel Ouimet, Maurice Desjardins et René Lévesque que les Canadiens français se sont tenus informés des événements survenus sur les différents fronts européens. Ce livre, illustré de nombreuses photos d'époque, relate les aventures d'une bonne dizaine de ces reporters, pour la plupart au service de Radio-Canada. L'auteur y cite certains récits de bataille poignants qu'ils ont transmis à chaud, sous les bombes du Blitz à Londres et avec les troupes alliées en Italie, en Normandie, en Allemagne. Il décrit les conditions difficiles et dangereuses dans lesquelles ils ont exercé leur métier et les prouesses technologiques qui leur ont permis d'enregistrer les sons de la guerre. Il expose enfin la nature du contrôle de l'information et de la censure par les autorités militaires.
déc. 13, 2007
Steve Proulx, Le Devoir |

La BD nous a donné plusieurs grands journalistes. À commencer par Tintin, bien sûr. Le reporter belge aussi vif que sa houppe est inébranlable, nanti d'un budget de voyages apparemment sans fond, a démasqué les gredins aux quatre coins du globe et jusque sur la Lune. À côté de lui, Fantasio, du journal Spirou, a l'air d'un échotier de province. Remarquez, son sort aurait peut-être été plus heureux s'il n'avait pas eu Gaston Lagaffe dans les pattes...

De ce côté-ci de l'Atlantique, Superman a, en tant que Clark Kent, un poste tout à fait enviable au Daily Planet. On pourrait en dire autant de Peter Parker, jeune photographe du Daily Bugle et accessoirement Spider-Man.

déc. 10, 2007
Éditions Stock |

Après quarante-cinq ans d’exercice du journalisme et d’observation du politique, ce « testament professionnel » dresse le constat d’un inquiétant paradoxe : c’est au moment où le citoyen devrait être le mieux informé que le système d’information s’est décrédibilisé.

D’un côté, la démocratie devient de plus en plus « directe ». Par le suffrage universel, les référendums, les sondages, les citoyens pèsent à tout instant sur les décisions et font de moins en moins confiance à ceux qu’ils ont choisis pour les représenter. Mais ont-ils les moyens de ce nouveau rôle alors que les dirigeants maîtrisent de mieux en mieux les techniques de communication, c’est-à-dire de manipulation ?

De l’autre côté, le système d’information est discrédité par les connivences, les effets pervers de la concurrence, la perte des repères déontologiques. Il ne remplit plus sa fonction démocratique, qui est de permettre à chaque citoyen d’exercer en connaissance de cause ses responsabilités. Celui-ci se retrouve seul, avec le sentiment illusoire et dangereux que, grâce à Internet, il pourra s’informer et s’exprimer.

Mais dans une démocratie libérale, c’est pourtant lui qui est le maître ! Il a donc sa part de responsabilité dans la double crise du politique et du système d’information. Ce livre est à la fois un essai pugnace et le décryptage, par un très grand professionnel, de l’actualité de ces dernières années. Études de cas à l’appui, Albert Du Roy montre et démontre que ni les médias ni les journalistes ne peuvent, aujourd’hui, se prétendre indépendants ; que la concurrence effrénée produit des dérapages et non de la qualité ; que l’image, même non trafiquée, éloigne souvent de la vérité ; que le mythe de la « transparence » engendre de l’opacité. L’AUTEUR L’homme qui dresse ce constat sévère a derrière lui un parcours sans équivalent : éditorialiste à Europe 1 et RMC, rédacteur en chef adjoint de L’Express, grand interviewer pour « L’heure de vérité », directeur de la rédaction de L’Événement du jeudi et de L’Expansion, directeur de l’information à France 2.
déc. 04, 2007
Rima Elkouri, La Presse / Éditions du Seuil |

Le 11 septembre 2001, Sara Daniel, 35 ans, mère d'une fille de 2 ans, est devenue reporter de guerre. Elle a passé trois ans à couvrir la guerre de façon presque continue en Afghanistan et en Irak. Accumulant les scoops, elle a été la seule journaliste occidentale à assister à la profanation des corps de quatre agents de sécurité américains à Fallouja. Un voyage dont elle n'est pas revenue indemne.

«Une femme dans la guerre», dit le bandeau rouge placé en travers du livre Voyage au pays d'Al-Qaeda (Seuil, 2006), passionnant carnet de guerre de Sara Daniel, grand reporter au Nouvel Observateur. Qu'est-ce ça change d'être une femme dans la guerre? Est-ce vraiment différent que d'être un homme dans la guerre? ai-je demandé d'emblée à la journaliste parisienne de passage au Québec pour participer à une conférence sur le terrorisme nouveau.
nov. 28, 2007
Éditions Aden |

Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations économiques dans les médias des pays riches. Notons sa mansuétude envers les « bavures » de l’US Army, ses « oublis » dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes.

Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en dollars : le Center for a Free Cuba et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID).
Et il n’y a pas qu’eux : l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro-états-unien, fait partie aussi des généreux financiers de RSF. Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?
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Responsable de section: Chantal Francoeur. Professeure à l'École des médias de l'UQAM, Mme Francoeur était, jusqu'en mai 2010, journaliste d'enquête à la radio de Radio-Canada. Elle s'intéresse particulièrement à la convergence, aux radiodiffuseurs publics, aux méthodes journalistiques et à la culture audio.

      

   

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.

Rédacteur en chef :Jean-Philippe Cipriani

   

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