Accueil ›
Recherche
mars 19, 2008
Pascal Salin, Quebecoislibre.org |
Le problème de l'indépendance des journalistes a été particulièrement d'actualité au cours des mois passés à l'occasion de deux événements importants dans la vie de la presse. En France, tout d'abord, le rachat du journal Les Echos au groupe Pearson par le groupe de luxe LVMH de l'homme d'affaires Bernard Arnault a soulevé des inquiétudes, en particulier au sein de la communauté des journalistes de ce journal qui craignaient que leur indépendance soit remise en cause par ce rachat. Aux États-Unis, des craintes similaires se sont exprimées à l'occasion de la vente du Wall Street Journal par les membres de la famille Bancroft au magnat de la presse Rupert Murdoch. On a souligné, à cette occasion, que la famille Bancroft n'avait jamais fait de pressions sur les journalistes de ce quotidien et avait totalement respecté leur indépendance.
Ces appels au respect de l'indépendance des journalistes ont reçu un accueil très favorable, comme en témoignent, par exemple, les multiples articles de soutien publiés par Les Echos. On comprend l'intérêt porté à cette question, on comprend les inquiétudes exprimées par les uns et par les autres, car on a le sentiment que l'indépendance des journalistes est un moyen de garantir la liberté de la presse, élément essentiel d'une société libre. Mais cela ne doit pas empêcher de réfléchir sur le contenu exact qu'il convient de donner à la notion d'indépendance des journalistes.
Le problème de l'indépendance des journalistes a été particulièrement d'actualité au cours des mois passés à l'occasion de deux événements importants dans la vie de la presse. En France, tout d'abord, le rachat du journal Les Echos au groupe Pearson par le groupe de luxe LVMH de l'homme d'affaires Bernard Arnault a soulevé des inquiétudes, en particulier au sein de la communauté des journalistes de ce journal qui craignaient que leur indépendance soit remise en cause par ce rachat. Aux États-Unis, des craintes similaires se sont exprimées à l'occasion de la vente du Wall Street Journal par les membres de la famille Bancroft au magnat de la presse Rupert Murdoch. On a souligné, à cette occasion, que la famille Bancroft n'avait jamais fait de pressions sur les journalistes de ce quotidien et avait totalement respecté leur indépendance.
Ces appels au respect de l'indépendance des journalistes ont reçu un accueil très favorable, comme en témoignent, par exemple, les multiples articles de soutien publiés par Les Echos. On comprend l'intérêt porté à cette question, on comprend les inquiétudes exprimées par les uns et par les autres, car on a le sentiment que l'indépendance des journalistes est un moyen de garantir la liberté de la presse, élément essentiel d'une société libre. Mais cela ne doit pas empêcher de réfléchir sur le contenu exact qu'il convient de donner à la notion d'indépendance des journalistes.
mars 17, 2008
Étienne Côté-Paluck |
Cofondateur de VBS.tv, Shane Smith veut combler le vide de la contre-culture dans les grands médias
L'objectivité journalistique est un archaïsme si l'on en croit Shane Smith, cofondateur de VBS.tv qui célèbre ce mois-ci son premier anniversaire. Cette web-télé, basée à New York et dont les reportages sont régulièrement repris sur CNN, développe en effet un nouveau type de journalisme dit «immersif», étranger au détachement auquel les reportages des médias généralistes nous ont habitués. VBS.tv est le dernier projet né de la collaboration du célèbre cinéaste Spike Jones et des bureaux du magazine Vice, fondé à Montréal au milieu des années quatre-vingt-dix et qui compte aujourd'hui 22 éditions dans autant de pays (environ un million d'exemplaires par mois en circulation). Profondément urbain et provocateur, ce mensuel gratuit aujourd'hui basé à New York est depuis quelques années la plus grande référence du genre chez les jeunes adultes occidentaux.
«Lorsque quelqu'un essaie d'être objectif, c'est de la foutaise, raconte Smith sur le ton irrévérencieux que les lecteurs de Vice connaissent bien. J'étais dernièrement en Corée du Nord avec des journalistes du Times, de Newsweek, du New York Times qui avaient tous trouvé l'angle de leur reportage, la misère créée par le dictateur Kim Jong-il, avant même d'arriver sur place.»
Cofondateur de VBS.tv, Shane Smith veut combler le vide de la contre-culture dans les grands médias
L'objectivité journalistique est un archaïsme si l'on en croit Shane Smith, cofondateur de VBS.tv qui célèbre ce mois-ci son premier anniversaire. Cette web-télé, basée à New York et dont les reportages sont régulièrement repris sur CNN, développe en effet un nouveau type de journalisme dit «immersif», étranger au détachement auquel les reportages des médias généralistes nous ont habitués. VBS.tv est le dernier projet né de la collaboration du célèbre cinéaste Spike Jones et des bureaux du magazine Vice, fondé à Montréal au milieu des années quatre-vingt-dix et qui compte aujourd'hui 22 éditions dans autant de pays (environ un million d'exemplaires par mois en circulation). Profondément urbain et provocateur, ce mensuel gratuit aujourd'hui basé à New York est depuis quelques années la plus grande référence du genre chez les jeunes adultes occidentaux.
«Lorsque quelqu'un essaie d'être objectif, c'est de la foutaise, raconte Smith sur le ton irrévérencieux que les lecteurs de Vice connaissent bien. J'étais dernièrement en Corée du Nord avec des journalistes du Times, de Newsweek, du New York Times qui avaient tous trouvé l'angle de leur reportage, la misère créée par le dictateur Kim Jong-il, avant même d'arriver sur place.»
mars 17, 2008
Sylvain Bourmeau, Mediapart.fr |
C’est avec le philosophe Jacques Bouveresse, depuis longtemps attentif à la question du journalisme, que nous poursuivons notre série d’entretiens autour de la crise de la presse et de la politique. Professeur au Collège de France, il y enseigne, dans la tradition de Jules Vuillemin, la philosophie des sciences, du langage et de la connaissance.
Commentateur internationalement reconnu de l’œuvre de Wittgenstein, il s’est aussi intéressé de très près à l’écrivain Robert Musil et au publiciste Karl Kraus. Il vient de publier La Connaissance de l’écrivain, un livre sur lequel nous reviendrons très vite sur Mediapart.
C’est avec le philosophe Jacques Bouveresse, depuis longtemps attentif à la question du journalisme, que nous poursuivons notre série d’entretiens autour de la crise de la presse et de la politique. Professeur au Collège de France, il y enseigne, dans la tradition de Jules Vuillemin, la philosophie des sciences, du langage et de la connaissance.
Commentateur internationalement reconnu de l’œuvre de Wittgenstein, il s’est aussi intéressé de très près à l’écrivain Robert Musil et au publiciste Karl Kraus. Il vient de publier La Connaissance de l’écrivain, un livre sur lequel nous reviendrons très vite sur Mediapart.
mars 13, 2008
- Posted by Frederick
Bastien
Radio-Canada.ca |
Dans la foulée de la conférence organisée par Info-Presse sur l'avenir des médias imprimés, l'animatrice Christiane Charette (en compagnie de Pierre Thibeault de l'hebdomadaire Ici) discute de l'avenir des magazines avec Marc Blondeau, président des Éditions Rogers Québec (qui publie notamment L'Actualité). Selon lui, les magazines ont toujours la cote car le support imprimé continue de séduire les lecteurs et parce qu'ils ont un impact plus important que certains nouveaux médias. "Tout le monde peut avoir sa photo sur Facebook, mais faire la une d'un magazine a beaucoup plus d'impact."
Dans la foulée de la conférence organisée par Info-Presse sur l'avenir des médias imprimés, l'animatrice Christiane Charette (en compagnie de Pierre Thibeault de l'hebdomadaire Ici) discute de l'avenir des magazines avec Marc Blondeau, président des Éditions Rogers Québec (qui publie notamment L'Actualité). Selon lui, les magazines ont toujours la cote car le support imprimé continue de séduire les lecteurs et parce qu'ils ont un impact plus important que certains nouveaux médias. "Tout le monde peut avoir sa photo sur Facebook, mais faire la une d'un magazine a beaucoup plus d'impact."
mars 12, 2008
Martin Croteau, La Presse |
Est-ce un signe de l'exaspération des Québecois à l'égard de l'hiver, ou le reflet de réels problèmes administratifs? Pendant que la neige continue de s'accumuler à un rythme phénoménal sur l'est du pays, les médias du Québec consacrent un espace record aux problèmes de déneigement. Une couverture gigantesque lorsqu'on la compare à celle des journaux du Canada anglais.
Pour un seul article sur le déneigement dans un journal du Canada anglais, on en compte 30 au Québec, a constaté la firme Influence Communication après avoir analysé l'actualité des dernières semaines. Elle a également observé trois fois plus d'attention médiatique à ce phénomène en radio et en télévision ici. Aux États-Unis et en Europe, le sujet est presque absent du radar.
«La seule véritable polarisation qu'on a eue autour d'un dossier d'information, c'est la tempête de neige», explique le président de la firme, Jean-François Dumas.
Est-ce un signe de l'exaspération des Québecois à l'égard de l'hiver, ou le reflet de réels problèmes administratifs? Pendant que la neige continue de s'accumuler à un rythme phénoménal sur l'est du pays, les médias du Québec consacrent un espace record aux problèmes de déneigement. Une couverture gigantesque lorsqu'on la compare à celle des journaux du Canada anglais.
Pour un seul article sur le déneigement dans un journal du Canada anglais, on en compte 30 au Québec, a constaté la firme Influence Communication après avoir analysé l'actualité des dernières semaines. Elle a également observé trois fois plus d'attention médiatique à ce phénomène en radio et en télévision ici. Aux États-Unis et en Europe, le sujet est presque absent du radar.
«La seule véritable polarisation qu'on a eue autour d'un dossier d'information, c'est la tempête de neige», explique le président de la firme, Jean-François Dumas.
mars 05, 2008
Aimé-Jules Bizimana, Groupe de recherche interdisciplinaire sur la communication, l’information et la société (GRICIS), Université du Québec à Montréal |
La mission des forces canadiennes en Afghanistan est depuis plusieurs mois déjà au cœur du débat politique au Canada. Selon les chiffres du ministère de la Défense, environ 2500 militaires canadiens mènent des opérations au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) sous les auspices de l’OTAN. L’intensité du débat politique ainsi que les corollaires d’une mission militaire de combat ont bien sûr attiré une présence médiatique soutenue. Sous quelles conditions les journalistes couvrent-ils les opérations des troupes canadiennes?
La mission des forces canadiennes en Afghanistan est depuis plusieurs mois déjà au cœur du débat politique au Canada. Selon les chiffres du ministère de la Défense, environ 2500 militaires canadiens mènent des opérations au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) sous les auspices de l’OTAN. L’intensité du débat politique ainsi que les corollaires d’une mission militaire de combat ont bien sûr attiré une présence médiatique soutenue. Sous quelles conditions les journalistes couvrent-ils les opérations des troupes canadiennes?
mars 03, 2008
- Posted by Colette
Brin
Marianne2 |
Le dernier numéro de la revue Le Débat publie un texte rédigé par les journalistes Bernard Poulet et Vincent Giret intitulé « La fin des journaux ». Sans doute exagérément pessimiste, le texte n'en soulève pas moins des questions pertinentes sur l'avenir de la presse.
Le dernier numéro de la revue Le Débat publie un texte rédigé par les journalistes Bernard Poulet et Vincent Giret intitulé « La fin des journaux ». Sans doute exagérément pessimiste, le texte n'en soulève pas moins des questions pertinentes sur l'avenir de la presse.
févr. 19, 2008
- Posted by Colette
Brin
Agence Science-Presse |
Quel est le plus grand danger qui menace la couverture journalistique des changements climatiques? Les médias eux-mêmes et leur culture du clip? Le risque que le public finisse par se lasser d’en entendre parler? Ou bien cette tendance qu’ont les journalistes à toujours prendre le parti de la victime?
Quel est le plus grand danger qui menace la couverture journalistique des changements climatiques? Les médias eux-mêmes et leur culture du clip? Le risque que le public finisse par se lasser d’en entendre parler? Ou bien cette tendance qu’ont les journalistes à toujours prendre le parti de la victime?
févr. 14, 2008
Florence Reinson, Kiosque média |
Les deux dernières décennies ont vu s’amorcer un virage dans les nouvelles télévisées locales à travers les États-Unis, laissant de côté la couverture en profondeur au profit d’une information superficielle et sensationnelle. Ceux qui évoluent dans ce milieu ont accepté, fatalistes, ce changement, sous prétexte que le marché avait parlé, écrit Drake Bennett dans le Boston Globe du 14 octobre 2007.
Les deux dernières décennies ont vu s’amorcer un virage dans les nouvelles télévisées locales à travers les États-Unis, laissant de côté la couverture en profondeur au profit d’une information superficielle et sensationnelle. Ceux qui évoluent dans ce milieu ont accepté, fatalistes, ce changement, sous prétexte que le marché avait parlé, écrit Drake Bennett dans le Boston Globe du 14 octobre 2007.
févr. 14, 2008
Datas.ch |
Instances de régulation traitant les violations les plus flagrantes du code déontologique des journalistes, les Conseils de presse se sont multipliés dans le monde ces quinze dernières années. Ils tentent d'obtenir un règlement "à l'amiable" entre les plaignants et les médias fautifs, avant que les affaires ne finissent au tribunal. Si le Conseil de presse suisse a vu son activité monter en flèche - les cas d'atteinte à la vie privée et d'articles flirtant avec le publi-reportage sont toujours plus nombreux depuis l'apparition des quotidiens gratuits - son existence reste largement méconnue, constate une étude récente. Et ses prises de positions, ignorées des médias du groupe Edipresse, Tamedia et Ringier, qu'elles concernent en premier lieu... Alors, faut-il vraiment que la France s'inspire de "l'exemple" de la Suisse pour se doter d'un Conseil de presse ? Ou fait-il viser un modèle de garde-fou plus musclé, intégrant des représentants de la société civile voire des sanctions, pour que l'information soit enfin remise au service de l'intérêt public? Le débat est ouvert.
Instances de régulation traitant les violations les plus flagrantes du code déontologique des journalistes, les Conseils de presse se sont multipliés dans le monde ces quinze dernières années. Ils tentent d'obtenir un règlement "à l'amiable" entre les plaignants et les médias fautifs, avant que les affaires ne finissent au tribunal. Si le Conseil de presse suisse a vu son activité monter en flèche - les cas d'atteinte à la vie privée et d'articles flirtant avec le publi-reportage sont toujours plus nombreux depuis l'apparition des quotidiens gratuits - son existence reste largement méconnue, constate une étude récente. Et ses prises de positions, ignorées des médias du groupe Edipresse, Tamedia et Ringier, qu'elles concernent en premier lieu... Alors, faut-il vraiment que la France s'inspire de "l'exemple" de la Suisse pour se doter d'un Conseil de presse ? Ou fait-il viser un modèle de garde-fou plus musclé, intégrant des représentants de la société civile voire des sanctions, pour que l'information soit enfin remise au service de l'intérêt public? Le débat est ouvert.
Recherche
Le rythme du métier, et la vitesse à laquelle il se transforme, vous essoufflent? Offrez-vous le luxe de prendre un peu de recul. Alimentez-vous des enquêtes et observations de chercheurs, observateurs et autres analystes du journalisme. Rien de mieux que de s'aérer l'esprit pour contrer la pression du quotidien et l'insoutenable légèreté de l'instantané. Lisez, réagissez et proposez liens et commentaires.

Quelque part à Berlin © PeroBikoze

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann
ProjetJ
| Prix du président 2012 | |||
| ___________________________ | |||
| Les grands prix du journalisme indépendant 2011 Anne Caroline Desplanques | |||
Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme. | |||


