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déc. 15, 2008
Florian Sauvageau |
[...] 1) Le journaliste traditionnel copié-collé
Il livre sa marchandise pour le média traditionnel d’abord, même si Internet s’en servira.
Je le lis à travers les textes des journaux du matin repris par Canoe ou Cyberpresse. Je le retrouve aussi dans les textes d’agences de presse d’ici et d’ailleurs (en considérant les agences comme des sources traditionnelles).
En 2008, j’estime que ces bons vieux artisans se trouvent derrière 35% de l’information journalistique que je consomme sur Internet, les salles de rédaction traditionnelles étant plus peuplées que les nouvelles sections destinées aux petites équipes du web. Ils seront de moins en moins épargnés par la tendance des patrons à vouloir publier la nouvelle de plus en plus vite.
Depuis peu, cette compétition s’est installée entre les sites web des entreprises de presse qui, jusqu’à récemment, ne comparaient que leur journal du lendemain ou leurs grands bulletins à heure fixe.
[...] 1) Le journaliste traditionnel copié-collé
Il livre sa marchandise pour le média traditionnel d’abord, même si Internet s’en servira.
Je le lis à travers les textes des journaux du matin repris par Canoe ou Cyberpresse. Je le retrouve aussi dans les textes d’agences de presse d’ici et d’ailleurs (en considérant les agences comme des sources traditionnelles).
En 2008, j’estime que ces bons vieux artisans se trouvent derrière 35% de l’information journalistique que je consomme sur Internet, les salles de rédaction traditionnelles étant plus peuplées que les nouvelles sections destinées aux petites équipes du web. Ils seront de moins en moins épargnés par la tendance des patrons à vouloir publier la nouvelle de plus en plus vite.
Depuis peu, cette compétition s’est installée entre les sites web des entreprises de presse qui, jusqu’à récemment, ne comparaient que leur journal du lendemain ou leurs grands bulletins à heure fixe.
déc. 14, 2008
Lien multimédia/Agence Science Presse, Pascal Lapointe |
Les coupes sombres dans les salles de rédaction se poursuivent. En 2007, des quotidiens américains en étaient réduits à supprimer... les critiques cinéma et télé. Peu de devins auraient cru qu’on en arriverait là. Sauf, sans doute, les journalistes qui furent victimes des premières coupures... il y a 30 ans !
« La question de savoir ce qui constitue un contenu non indispensable et ce qui représente un élément-clef de l’identité d’un journal » a pris des tournants beaucoup plus subtils en 2007, notait pudiquement, en janvier dernier, le rapport annuel State of the News Media (1). En effet, alors que l’abolition des bureaux à l’étranger avait jadis pris peu de gens par surprise - justification prévisible des gestionnaires : privilégier l’information locale - on aurait pu croire que les critiques de films seraient jugés, eux, indispensables. Spécialement dans de grandes villes, bien pourvues en salles de cinéma, comme Détroit (Detroit Free Press) ou Atlanta (Atlanta Journal-Constitution).
Les coupes sombres dans les salles de rédaction se poursuivent. En 2007, des quotidiens américains en étaient réduits à supprimer... les critiques cinéma et télé. Peu de devins auraient cru qu’on en arriverait là. Sauf, sans doute, les journalistes qui furent victimes des premières coupures... il y a 30 ans !
« La question de savoir ce qui constitue un contenu non indispensable et ce qui représente un élément-clef de l’identité d’un journal » a pris des tournants beaucoup plus subtils en 2007, notait pudiquement, en janvier dernier, le rapport annuel State of the News Media (1). En effet, alors que l’abolition des bureaux à l’étranger avait jadis pris peu de gens par surprise - justification prévisible des gestionnaires : privilégier l’information locale - on aurait pu croire que les critiques de films seraient jugés, eux, indispensables. Spécialement dans de grandes villes, bien pourvues en salles de cinéma, comme Détroit (Detroit Free Press) ou Atlanta (Atlanta Journal-Constitution).
déc. 06, 2008
Le Devoir |
Marc-François Bernier, Chaire de recherche en éthique du journalisme (CREJ) de l'Université d'Ottawa et auteur de Journalistes , au pays de la convergence: sérénité, malaise et détresse dans la profession (Presses de l'Université Laval)
La convergence des médias d'information pèse lourd sur les épaules des journalistes du Québec, qui n'ont pas toujours l'autonomie qu'il faut pour résister aux commandes de leurs supérieurs, et cela est encore plus vrai pour les journalistes de Quebecor.
Marc-François Bernier, Chaire de recherche en éthique du journalisme (CREJ) de l'Université d'Ottawa et auteur de Journalistes , au pays de la convergence: sérénité, malaise et détresse dans la profession (Presses de l'Université Laval)
La convergence des médias d'information pèse lourd sur les épaules des journalistes du Québec, qui n'ont pas toujours l'autonomie qu'il faut pour résister aux commandes de leurs supérieurs, et cela est encore plus vrai pour les journalistes de Quebecor.
déc. 05, 2008
Paul Cauchon, Le Devoir |
Plus de 80% des répondants considèrent que les sujets locaux sont bien traités par les médias de leur région. Plus de 80 % des citoyens du Québec croient que les sujets locaux et régionaux sont bien couverts par les médias de leur région.
C'est la surprenante conclusion d'une sondage mené il y a un mois par le sondeur Michel Lemieux auprès de 2200 citoyens, pour le compte de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
Depuis des années, plusieurs groupes déplorent la «montréalisation» de l'information et le manque de ressources dans les médias locaux. Lors de la crise à TQS, au printemps dernier, on a beaucoup déploré la réduction de la couverture journalistique en région, avec la fermeture des salles de nouvelles de l'entreprise.
Plus de 80% des répondants considèrent que les sujets locaux sont bien traités par les médias de leur région. Plus de 80 % des citoyens du Québec croient que les sujets locaux et régionaux sont bien couverts par les médias de leur région.
C'est la surprenante conclusion d'une sondage mené il y a un mois par le sondeur Michel Lemieux auprès de 2200 citoyens, pour le compte de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).
Depuis des années, plusieurs groupes déplorent la «montréalisation» de l'information et le manque de ressources dans les médias locaux. Lors de la crise à TQS, au printemps dernier, on a beaucoup déploré la réduction de la couverture journalistique en région, avec la fermeture des salles de nouvelles de l'entreprise.
déc. 03, 2008
Jean-François Lisée, Actualité |
On se plaint que les journaux rapportent trop de mauvaises nouvelles. Et s’il est vrai qu’on trouve à la une les déclarations de guerre comme les traités de paix et que les très bonnes nouvelles (l’homme a marché sur la Lune, par exemple) font vendre autant de papier que les mauvaises, on note chez les membres de la classe journalistique une tendance à noircir le trait.
Dans l’ensemble, il y a aujour-d’hui moins de conflits sur la planète qu’au cours des décennies précédentes, moins de pauvreté et davantage de liberté. Ce n’est pas ce que reflètent les premières pages des journaux, orientées vers les événements plutôt que les tendances. Mais il y a, pour ces mises en perspective, des magazines et des livres. Il existe une catégorie de nouvelles qui n’a, elle, aucune place dans l’univers médiatique : les non mauvaises nouvelles. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Normal, j’invente le concept à l’instant. La réalité est pourtant là : il y a une série de choses qui ont failli se produire et qui auraient rendu notre vie beaucoup plus difficile, mais qui, pour une raison ou pour une autre, se sont évanouies. On l’a échappé belle.
On se plaint que les journaux rapportent trop de mauvaises nouvelles. Et s’il est vrai qu’on trouve à la une les déclarations de guerre comme les traités de paix et que les très bonnes nouvelles (l’homme a marché sur la Lune, par exemple) font vendre autant de papier que les mauvaises, on note chez les membres de la classe journalistique une tendance à noircir le trait.
Dans l’ensemble, il y a aujour-d’hui moins de conflits sur la planète qu’au cours des décennies précédentes, moins de pauvreté et davantage de liberté. Ce n’est pas ce que reflètent les premières pages des journaux, orientées vers les événements plutôt que les tendances. Mais il y a, pour ces mises en perspective, des magazines et des livres. Il existe une catégorie de nouvelles qui n’a, elle, aucune place dans l’univers médiatique : les non mauvaises nouvelles. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Normal, j’invente le concept à l’instant. La réalité est pourtant là : il y a une série de choses qui ont failli se produire et qui auraient rendu notre vie beaucoup plus difficile, mais qui, pour une raison ou pour une autre, se sont évanouies. On l’a échappé belle.
nov. 26, 2008
- Posted by Colette
Brin
Vincent Audette-Chapdelaine, Le Journal Mitoyen |
La remise en question du modèle économique de la presse écrite ne date pas d’hier. On s’inquiétait déjà de l’avenir des journaux dans les années 1970, alors qu’en Angleterre était introduit le télétexte, une technologie permettant la transmission électronique de textes par les télédiffuseurs.
La remise en question du modèle économique de la presse écrite ne date pas d’hier. On s’inquiétait déjà de l’avenir des journaux dans les années 1970, alors qu’en Angleterre était introduit le télétexte, une technologie permettant la transmission électronique de textes par les télédiffuseurs.
nov. 24, 2008
- Posted by Colette
Brin
Paul Cauchon, Le Devoir |
Le journalisme est un bien beau métier, mais il est très critiqué et il se pratique dans un environnement de plus en plus complexe. Prenez la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui regroupe plus de 2000 journalistes québécois. Elle sent maintenant le besoin de mieux préciser ce qu'est un journaliste.
Le journalisme est un bien beau métier, mais il est très critiqué et il se pratique dans un environnement de plus en plus complexe. Prenez la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui regroupe plus de 2000 journalistes québécois. Elle sent maintenant le besoin de mieux préciser ce qu'est un journaliste.
nov. 23, 2008
- Posted by Frederick
Bastien
Radio-Canada |
Un certain nombre d’auditeurs nous ont demandé plus de détails sur la méthodologie utilisée par la compagnie Influence communication pour calculer les «poids médias» que nous présentons au Téléjournal, sur RDI et sur notre site Internet. Voici les explications fournies par Influence communication.
Un certain nombre d’auditeurs nous ont demandé plus de détails sur la méthodologie utilisée par la compagnie Influence communication pour calculer les «poids médias» que nous présentons au Téléjournal, sur RDI et sur notre site Internet. Voici les explications fournies par Influence communication.
nov. 20, 2008
- Posted by Frederick
Bastien
Frédérick Bastien, ProjetJ |
Les données sur le «poids média» des événements, qui font la notoriété d’Influence Communication, bénéficient d’une visibilité qui est probablement sans précédent au Québec depuis le début de la campagne électorale, en grande partie parce que Radio-Canada a décidé d’en présenter tous les jours de la semaine dans le cadre du Téléjournal et de la nouvelle émission 24 heures en 60 minutes au RDI. On indique ainsi le poids de la représentation des chefs et de certains enjeux dans l’ensemble de la couverture médiatique faite de cette campagne électorale.
Les données sur le «poids média» des événements, qui font la notoriété d’Influence Communication, bénéficient d’une visibilité qui est probablement sans précédent au Québec depuis le début de la campagne électorale, en grande partie parce que Radio-Canada a décidé d’en présenter tous les jours de la semaine dans le cadre du Téléjournal et de la nouvelle émission 24 heures en 60 minutes au RDI. On indique ainsi le poids de la représentation des chefs et de certains enjeux dans l’ensemble de la couverture médiatique faite de cette campagne électorale.
nov. 18, 2008
- Posted by Frederick
Bastien
Blake Andrew, Lori Young et Stuart Soroka, Options politiques (IRPP) |
L’Observatoire des médias de l’Institut d’études canadiennes de McGill a produit pour les élections fédérales de 2008 une analyse de la couverture de la campagne. Sur la base des données recueillies, et en utilisant une procédure automatisée d’analyse de contenu, les auteurs tirent trois conclusions: la campagne a été de plus en plus centrée sur l’économie mondiale et canadienne; la présence du Parti libéral et de son chef a été beaucoup plus discrète que dans les campagnes précédentes; le Parti conservateur a fait l’objet d’une couverture plus importante sans qu’elle soit nécessairement plus favorable.
L’Observatoire des médias de l’Institut d’études canadiennes de McGill a produit pour les élections fédérales de 2008 une analyse de la couverture de la campagne. Sur la base des données recueillies, et en utilisant une procédure automatisée d’analyse de contenu, les auteurs tirent trois conclusions: la campagne a été de plus en plus centrée sur l’économie mondiale et canadienne; la présence du Parti libéral et de son chef a été beaucoup plus discrète que dans les campagnes précédentes; le Parti conservateur a fait l’objet d’une couverture plus importante sans qu’elle soit nécessairement plus favorable.
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Quelque part à Berlin © PeroBikoze

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédacteur en chef : Anne Caroline Desplanques
Journaliste : Hélène Roulot-Ganzmann
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