Idées
Pour les journalistes dont l’information est non seulement le métier mais aussi une passion, il peut être pénible de constater que pour la plupart des gens, le devoir civique de s’informer est d’abord un loisir. Loisir qui s’inscrit dans un emploi du temps et un environnement médiatique de plus en plus surchargés.
Par Caroline Larocque-Allard et Daphnée Hacker-B.
C’est en gazouillant sur Twitter que nos anciens professeurs et futurs collègues journalistes nous ont informées avec enthousiasme de la tenue d’un colloque à l’Université de Montréal sur l’avenir de la formation en journalisme. En tant que jeunes professionnelles, cet évènement qui se tiendra au mois de mars prochain nous semblait invitant... jusqu’à ce que nous constations les frais d’inscription exorbitants.
Par Vincent Marissal, chroniqueur, La Presse
J'exècre les guerres de clocher médiatiques et je ne veux surtout pas «bitcher» Le Devoir, où travaillent de nombreux journalistes pour lesquels j'ai le plus grand respect. Mais mes collègues et mon journal ne méritent pas cette coulée de «bouette» provoquée par la sortie de la rédactrice du Devoir, qui admet elle-même qu'il y a bel et bien une «affaire Duceppe».
Par Josée Boileau, Rédactrice en chef, Le Devoir
Nous sommes tous, collectivement, à la recherche du scoop, et cette quête prend parfois, comme la semaine dernière, une tournure frénétique, et des sources sont bien heureuses de nous alimenter, et nous sommes bien contents de les écouter, ce qui nous fera vendre ou remarquer. Dans cette effervescence, on en oublie parfois ce réflexe de base: vé-ri-fier.
Le journalisme indépendant est l'avenir de la profession, et non une voie de garage précaire. C'est la thèse que défend la journaliste Mariève Paradis, de l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), dans un texte publié sur ProjetJ en réaction à un récent article de Nathalie Collard, de La Presse, portant sur la précarité des jeunes journalistes. Les deux professionnelles ont échangé leurs idées sur Twitter. ProjetJ en a compilé la substance.
Par Mariève Paradis
Dans le domaine des affaires, une personne qui a l’ambition de créer sa propre entreprise est courageuse, ambitieuse. Par contre, un journaliste qui quitte un poste permanent ou surnuméraire (qui pourrait mener à une permanence dans un avenir obscur) est fou, selon ses collègues syndiqués! L’entreprenariat n’est pas favorisé dans le domaine du journalisme. On parle plutôt de précarité. Pourtant, la pige est une vision d'avenir.
Par Colette Brin
Le travail sur le terrain doit aussi être repensé afin de réduire la distance géographique et psychologique entre les journalistes, leur public cible et les populations défavorisées
Par Nadia Seraiocco
Ventes de publicités pour les entreprises et communication non passée par le filtre du journalisme pour les autres, c’est peut-être à ça que toute cette histoire se réduit…
Par Mickaël Bergeron
Le Québécois veut que ses médias lui ressemblent parce que sinon les autres médias ne parlent jamais de ce qui se passe chez lui. La Côte-Nord n’existe pas dans les médias nationaux comme le Québec n’existe pas sur CNN, TF1, Fox News, Le Monde, etc. Ce qui est une volonté de représentativité est toutefois devenu un cercle vicieux. Un peu comme le showbusiness québécois qui a son propre «star system», l’information a fini par créer sa propre bulle.
Par Cécile Gladel
Le réflexe de s’occuper exclusivement des nouvelles les plus proches de notre vie, de notre monde est triste, même préoccupant. Il faut parfois se regarder le nombril, mais à trop le regarder, on se renferme sur soi-même, on se coupe des autres, on ne s’enrichit plus des autres idées, de la Planète où on vit. On devient comme la Corée du Nord, un pays obscur, pauvre.
Idées
Commentaires, billets, débats et coups de gueule par des passionnés du journalisme. Les textes publiés ici expriment l'opinion de leurs auteurs et non celle de ProjetJ, ce ne sont pas des éditoriaux.
"Je n'écris pas pour que vous pensiez comme moi; j'écris pour que vous pensiez." - Anna Marie Quindlen.
Faites-nous parvenir vos textes (environ 700 à 1000 mots).

Musée d'Art contemporain de Oaxaca, OAX., Mexique © PeroBikoze

Le ProjetJ est une initiative soutenue par la Fondation pour le journalisme canadien en partenariat avec des universités et institutions reconnues oeuvrant dans le domaine du journalisme.
Rédactrice en chef : Anne Caroline Desplanques
Un remerciement spécial à la famille Honderich pour sa contribution à ce projet en mémoire de Beland Honderich et du dévouement dont il a fait preuve toute sa vie pour l'excellence en journalisme.


